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Économie – Social

L'entreprise Sintertech placée en redressement judiciaire pour six mois

mercredi 27 mars 2019 à 15:50 Par Sonia Ghobri, France Bleu Béarn et France Bleu Isère

Le tribunal de commerce de Grenoble place l'usine Sintertech en redressement judiciaire pour une durée de six mois. L'entreprise emploie 300 salariés dont 70 sur le site d'Oloron-Sainte-Marie. Une quarantaine d'entre eux ont débrayé, ce mercredi.

L'usine Sintertech (ex Férédal Mogul) à Oloron
L'usine Sintertech (ex Férédal Mogul) à Oloron - Google

Oloron-Sainte-Marie, France

Le tribunal de commerce de Grenoble place l'entreprise Sintertech en redressement judiciaire pour une durée de six mois, une demande formulée par la direction du sous-traitant automobile. L'usine emploie 300 salariés sur les sites d'Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), de Veurey et du Pont-de-Claix (Isère). 

Une quarantaine des soixante-dix salariés de l'usine d'Oloron (anciennement Fédéral Mogul) ont débrayé, ce mercredi,  de 11 heures à 15 heures, pendant que leurs collègues de l'Isère se rassemblaient devant le palais de justice de Grenoble. 

Avec ce placement en redressement judiciaire, tous les scénarios sont désormais possibles : la justice pourra ensuite prononcer une liquidation judiciaire, un plan de cession ou un plan de continuité. C'est pour cette dernière option que les salariés veulent se battre, mais avec un nouveau repreneur. "Notre actionnaire actuel est dans l'échec,  il n'a jamais été présent, il a dilapidé l'argent de Fédéral Mogul, maintenant il faut tourner la page et trouver un industriel qui ait une véritable stratégie pour notre entreprise", explique Stéphane Dejean, élu CGT. 

Thierry Morin l'actionnaire principal de Sintertech a repris le groupe, en 2013 pour un euro symbolique. Selon lui, la question n'est pas là aujourd'hui : _"ce que je veux, quand je porte une entreprise, c'est quelle soit autonome, la question de l'actionnaire est absolument secondair_e".

L'actionnaire souligne que l'entreprise était rentable en 2017 mais qu'elle a été frappée par la crise du diesel. 55% de la production du site d'Oloron est destinée à des voitures diesel, 85% pour l'usine de Veurey, en Isère. Les représentants CGT le concèdent, mais ils estiment que les difficultés financières sont aussi liées à une mauvaise gestion de la direction.