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Économie - Social

L'EPR finlandais, des Manchois au cœur du réacteur

Jusqu'au vendredi 29 novembre, des membres des commissions locales d'information (CLI) de la Manche sont en visite en Finlande. Ce mardi, ils ont pu visiter le chantier de l'EPR d'Olkiluoto, qui doit entrer en fonctionnement à la mi-2020.

L'EPR d'Olkiluoto sera exploité par TVO, l'équivalent d'EDF en Finlande.
L'EPR d'Olkiluoto sera exploité par TVO, l'équivalent d'EDF en Finlande. © Radio France - Pierre Coquelin

Flamanville, France

Cinq jour pour comparer, rencontrer des acteurs du nucléaire finlandais. Voilà l'objectif de la vingtaine de membres des commissions locales d’information (CLI) , emmenée par leur présidente, Valérie Nouvel. "Ce qu'on souhaite, c'est être le plus pragmatique possible, se faire une idée sur ce qui pourrait être _transposable chez nous_, dans la Manche", explique la vice-présidente du conseil départemental en charge de la transition énergétique.

Des Finlandais "fiers"

Un "pragmatisme" qui passe notamment par cette visite du chantier d'Olkiluoto 3, l'EPR finlandais. Il se situe sur la commune d'Eurajoki, à environ trois heures de la capitale Helsinki. Un choix politique qui s'explique aussi par l'histoire du lieu : "le nucléaire, ça fait près de 40 ans qu'on connait ici", explique le maire Vesa Lakaniémi. En effet, deux réacteurs sont déjà implantés sur cette presqu'île. Et puis il y a aussi un argument économique, qui a profondément bouleversé ce petit village rural en une commune de 9.500 habitants. "Il n'y a _pas eu de critiques de la part des habitants_. Ils sont informés des différentes phases du chantier. Les Finlandais sont très fiers de leur culture du nucléaire", ajoute le maire. 

Vesa Lakaniémi, maire d'Eurajoki, la commune où est située l'EPR finlandais - Radio France
Vesa Lakaniémi, maire d'Eurajoki, la commune où est située l'EPR finlandais © Radio France - Pierre Coquelin

Et cet EPR a déjà porté ses fruits : en Finlande, les municipalités touchent une partie de l'impôt sur le revenu. Et le chantier a permis de toucher sept millions de plus que prévu en terme de fiscalité annuelle. A Rauma, la grande ville du secteur et ses 40.000 habitants, c'est dix millions de recettes fiscales par an. 

Vesa Lakaniémi, maire d'Eurajoki : "Les Finlandais sont très fiers de leur culture du nucléaire"

Dix ans de retard

L'EPR finlandais est le fruit d'une alliance entre le Français Areva et l'Allemand Siemens. Un chantier qui comme son "cousin" flamanvillais, accumule les retards : dix ans. "ça ne va pas être dépassé car les réacteurs qui sont actuellement en service en France datent des années 80-90, avec une conception des années 70. Même dix ans de retard, ce n'est pas dramatique : il vaut mieux avoir un réacteur bien fini, qui donne toutes les garanties qu'un EPR bâclé", explique Yann Perrotte, syndicaliste Force ouvrière et membre de la CLI.   

"Malgré les déboires du chantier, les Finlandais voient bien tous les efforts faits pour avoir un outil en parfaite sureté" - Yann Perrotte, syndicaliste FO

Yann Perrotte (FO) : "Mieux vaut un réacteur bien fini, qu'un EPR bâclé"

Un "échec complet" selon Greenpeace

Au contraire, Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace, voit une "technologie dépassée". "On a vu des gens d'Areva optimistes, souhaitons-leur que ça fonctionne. Nous on pense qu'il y a d'autres choix à faire", soulligne-t-il. 

"La question n'est pas de savoir si on est rassurés. L'EPR est technologiquement un objet mort. On n'en vendra jamais. Il y a un échec complet de la filière nucléaire française, c'est une réalité" - Yannick Rousselet, Greenpeace

Yannick Rousselet (Greenpeace) : "L'EPR est technologiquement un objet mort"

A ce jour, fin 2019, deux EPR sont en fonctionnement, à Taishan, en Chine. Quatre autres sont en chantier : Flamanville (France), Olkiluoto (Finlande) et Hinkley Point (Royaume-Uni). Loin des... 34 que l'ancienne patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, souhaitait vendre au milieu des années 2000. 

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