Économie – Social

L'équarrissage en Dordogne : salariés et normes sanitaires sacrifiés ?

Par Sophie Constanzer, France Bleu Périgord mercredi 19 février 2014 à 21:28

Jean Pierre Saint Amand, vice président chargé de l'agriculture au Conseil général.
Jean Pierre Saint Amand, vice président chargé de l'agriculture au Conseil général. © Radio France

C'est désormais la société Atemax à Agen qui va s'occuper de l'équarrissage en Dordogne. Les carcasses d'animaux morts ne seront plus acheminées sur le site de Chalagnac comme c'était le cas jusqu'à présent. L'appel d'offres en a décidé ainsi, mais salariés et élus s'interrogent.

Pour Jean Pierre Saint-Amand, il n'y a pas photo : d'un côté, un site d'équarrissage aux normes européennes, de l'autre une aire logistique non sécurisée qui ne peut accueillir selon lui des carcasses d'animaux.

L'appel d'offres national a désigné la société Atemax, basée à Agen, pour s'occuper de l'équarissage en Dordogne. Pour Jean Pierre Saint Amand, des questions se posent. Certes le transport et les tournées de ramassage ne vont pas changer, mais avant que les carcasses ne soient acheminées à Agen, un aire logistique a été installée à Boulazac, en pleine zone industrielle, pour faire transiter les animaux morts. Et les règles sanitaires ne sont pas respectées selon le vice président du conseil général chargé de l'agriculture. 

Jean Pierre Saint Amand, vice président du conseil général chargé de l'agriculture.

"Pourquoi aujourd'hui, on a l'impression que le concurrent n'a pas les mêmes contraintes ?"

Autre conséquence, cette fois économique. Depuis mardi matin, ce n'est plus à la société Saria industries, et aux salariés du site de Chalagnac de s'occuper du ramassage des animaux morts en Dordogne.

Les 15 salariés de Saria à Chalagnac ont donc perdu la moitié de leur activité (l'autre moitié concerne le ramassage dans les abattoirs) et le site est voué à disparaitre.  

Olivier Deschamps salarié sur le site de Chalagnac ne comprend pas le changement de prestataire.