Économie – Social

"L'Escale, c'est pire que le Vendée Globe : ça ne s'arrête jamais" - Dominique Thomas

Par Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry vendredi 30 décembre 2016 à 10:23

Dominique Thomas, patron de l'Escale à Déols
Dominique Thomas, patron de l'Escale à Déols © Radio France - Gaëlle Fontenit

Dominique Thomas, le patron de l'Escale n'a jamais vu tant de monde dans son établissement, devenu un passage obligé après la couverture médiatique exceptionnelle dont il a bénéficié cette année.

Un article dans le Monde, un autre dans Libération, un passage dans le 13h de TF1, puis dans Sept à Huit et sur M6... Cette année, tous les projecteurs étaient braqués sur l'Escale. Véritable institution berrichonne, le site installé à Déols, a fait carton plein.

" Après le reportage de M6, on a fait une moyenne de 6.000 couverts par semaine... se souvient le patron Dominique Thomas. L'Escale est mis en avant, ce n'est pas fait pour nous rassurer. Nous sommes un peu comme un théâtre. Il y a les coulisses, il faut que les décors soient prêts, etc..."

Un tantinet stressé, Dominique Thomas... D'autant qu'il se sait attendu au tournant. Il a le sentiment de remettre en jeu sa réputation à chaque service. " Chaque client est unique, et la satisfaction de chacun compte, et il suffit qu'il y ait un petit hic, je vais me coucher avec !" Et un hic, au regard des 280.000 couverts servis chaque année par l'Escale, c'est vite arrivé...

Pas de sable dans la salade !

"Nous avons 85 salariés,* de ces 85 personnes dépendent la réussite de notre prestation. Notre légumier par exemple : chaque matin, il nettoie 60 pieds de salades. Et pas des salades en sachets... Ce serait vite fait de laisser passer une bestiole... et ça, ça arrive très rarement ! Et je touche du bois. L'Escale, c'est pire que le Vendée Globe. On est sur le pont 7 jours sur 7."

Une salle revue et corrigée

2016 aura aussi été l'année des grands travaux. Les sanitaires ont été déplacés, la salle agrandie. Dans des tons de gris, avec toujours les grandes portrait en Noir et Blanc, la salle fait peau neuve. "On voulait apporter une vision, un décor différent, On voulait une mise en place plus fonctionnelle et plus accueillante." Le projet devrait être achevé en février.

En plus de ces travaux d'aménagement, Dominique Thomas s'est offert un "petit" plaisir : "Je voulais quelques chose en rapport avec mes convictions. J'ai commandé un arbre à vent. C'est un arbre de 9 mètres de haut qui fournit de l'électricité par l'intermédiaire d'une soixantaine d'aéroleafs. Il fournira 5 KW d'électricité à la journée. Pour moi, c'est l'éclairage de demain et je voulais le faire connaitre."

Une fibre écologiste qui se traduit dans un autre grand projet : améliorer la gestion des déchets...