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"L'escrime, le sport parfait anti-Covid" : à Saint-Jean-de-la-Ruelle, le nombre d'adhérents en forte hausse

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Par , France Bleu Orléans

Malgré la crise sanitaire, le centre d'escrime steoruellan enregistre une hausse de 35% de son nombre d'adhérents, grâce à une campagne de publicité humoristique qui décrit la discipline comme un sport où la propagation du Covid-19 est quasiment impossible.

Les enfants combattent avec des fleurets, de petites épées en plastique
Les enfants combattent avec des fleurets, de petites épées en plastique © Radio France - Marine Protais

C'est la rentrée, y compris dans les clubs de sports du Loiret ! Avec la crise sanitaire, il n'est pas toujours facile de savoir quelle activité choisir, notamment pour ses enfants. "Faut-il éviter les sports de contact ? Comment éviter de se contaminer ?", beaucoup se posent la question. A Saint-Jean-de-La-Ruelle, la solution est toute trouvée : l'escrime ! 

Le centre steoruellan, situé dans la zone commerciale des Trois Fontaines, l'assure : l'escrime est le "sport parfait anti-Covid". C'est en tout cas le slogan qui a été choisi pour apparaître sur des dizaines d'affiches accrochées un peu partout cet été dans l'agglomération. "Le port d'un masque et de gants est systématique, la distanciation sociale est naturellement assurée", renchérit Nicolas Di Mattia, le directeur technique du centre, qui assure que le nombre d'adhésions est en hausse de 35% par rapport à septembre dernier. La campagne semble donc avoir porté ses fruits.

Eviter tout contact entre les enfants

Il est à peine 10 heures ce samedi matin et une trentaine de parents font déjà la queue pour inscrire leurs enfants. Pour Eva, maman d'Ernest, cinq ans, cela ne fait aucun doute, c'est la campagne de pub menée par le centre qui l'a convaincue. 

Un jour, j'étais en voiture, et j'ai vu cette affiche à un feu rouge. Le slogan m'a immédiatement plu, je trouve ça rassurant et puis ce clin d’œil à cette actualité un peu morose du moment, c'était sympa.

La crise sanitaire est en tout cas bien loin de toutes ces petites têtes qui s'empressent de rejoindre le dojo. Les enfants, âgés de 4 à 5 ans, participent pour la plupart à leur tout premier cours d'escrime. "Avant de prendre les armes, on va commencer par s'échauffer !", s'exclame la directrice du centre, Elea Coquard. 

Avec la crise sanitaire, les jeux ont été repensés pour éviter tout contact physique entre les enfants
Avec la crise sanitaire, les jeux ont été repensés pour éviter tout contact physique entre les enfants © Radio France - Marine Protais

Les enfants jouent "au loup", un jeu qui a toujours servi d'entrainement dans ce club. Mais d'autres jeux, en revanche, ont dû être entièrement repensés afin d'assurer le respect des gestes barrière. "Nous avons supprimé tous les jeux collectifs qui nécessitaient que les enfants se touchent. A la place, on leur demande par exemple de se transmettre des plots ou des anneaux avec leurs armes, pour éviter les contacts." Après avoir sauté, couru, slalomé, les enfants peuvent enfin s'équiper. 

Les équipement soigneusement désinfectés

Le masque, d'abord, avec la grille. "C'est bizarre, on ne voit pas le visage des autres !", s'étonne Alice. "Moi ça me gratte un peu", confie une de ses camarades. Puis vient le moment tant attendu, prendre l'arme en main, un "fleuret", précise Elea Coquard, une sorte d'épée en plastique. 

Les masques et les fleurets sont désinfectés avant et après chaque utilisation
Les masques et les fleurets sont désinfectés avant et après chaque utilisation © Radio France - Marine Protais

"L'ensemble de l'équipement est soigneusement désinfecté avant et après chaque cours", assure la directrice. Quelques minutes plus tard, les enfants peuvent enfin combattre. 

Une heure plus tard, le cours touche à sa fin. "Oh la la, j'ai chaud, j'ai soif et je transpire beaucoup !", s'exclame Clément, six ans. Et même s'il est fatigué, le petit garçon semble avoir adoré. "J'aimerais bien en refaire tout à l'heure", confie-t-il, ce qui fait rire sa maman qui a observé le cours avec attention. Et le constat est unanime, les enfants s'empressent de dire à leurs parents que "c'était trop bien !" Une chose est sûre, ils reviendront. A l'issue de cette initiation, six des huit enfants se sont inscrits pour l'année.

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