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Économie – Social

L'Etat accepte de payer la dépollution de l'abattoir manchois AIM à la place des salariés

mardi 17 juillet 2018 à 0:30 Par Marc Bertrand, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin et France Bleu

Deux semaines après la liquidation judiciaire de l'abattoir du Sud-Manche et à quelques heures de recevoir les lettres de licenciement, les 235 salariés ont bloqué l'entrée de la préfecture à Saint-Lô ce lundi. Ils ont obtenu le financement par l'Etat de la dépollution du site.

Les salariés d'AIM ont bloqué l'entrée de la préfecture avec des camions frigorifiques de l'abattoir.
Les salariés d'AIM ont bloqué l'entrée de la préfecture avec des camions frigorifiques de l'abattoir. © Radio France - Marc Bertrand

Saint-Lô, France

Une petite victoire pour les salariés d'AIM ce lundi 16 juillet 2018. Réunis à plus de 200 devant les grilles de la préfecture de la Manche à Saint-Lô, ils ont bloqué l'entrée avec quatre camions frigorifiques, et obtenu que l'Etat finance la dépollution de leur abattoir à leur place. Une petite victoire au milieu de leur descente aux enfers.

L'argent qu'on récupère pourra être utilisé pour le plan de sauvegarde de l'emploi. C'est une très belle victoire pour les salariés" - Elise Brand, avocate des salariés

Le site a été placé en liquidation judiciaire il y a deux semaines. Les 235 salariés se retrouvent au chômage, et par-dessus le marché la SEM, la société composée des conseils régional et départemental et la de Caisse des dépôts et consignations, leur réclamait plusieurs dizaines de milliers d'euros pour dépolluer le site de l'usine, qui contient 14 tonnes d'ammoniac. Elle voulait piocher dans l'argent du plan social, notamment dans les primes supra-légales accordées aux salariés.

Le reclassement s'annonce difficile

L'Etat prendra également en charge les coûts de gardiennage du site. Pour Sébastien Lafon, délégué du personnel, c'est une épine de moins dans le pied des salariés, mais le plus dur reste à faire : "L'argent ne compense pas la perte d'un travail à long terme. Cela va être extrêmement dur de retrouver un travail pour beaucoup d'entre nous, certains n'ont pas le permis de conduire, certains sont abîmés physiquement".

Nous sommes une population extrêmement fragilisée. 18% des salariés ne savent ni lire ni écrire" - Elise Brand, l'avocate des salariés

Les salariés vont commencer à être reçus cette semaine, pour calculer à combien ils ont droit en primes supra-légales et en mesures pour la formation, dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi.