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L'Etat lance le renouvellement de ses sous-marins lanceurs d'engins : du travail en perspective à Cherbourg

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Par , France Bleu Cotentin

La ministre des armées, Florence Parly va annoncer ce vendredi le lancement du programme de conception des sous-marins lanceurs d'engins de 3e génération. Quatre bâtiments qui seront conçus et fabriqués dans les ateliers de Naval Group à Cherbourg.

C'est dans les bâtiments de Naval Group à Cherbourg que seront conçus et assemblés les 4 futurs sous-marins français.
C'est dans les bâtiments de Naval Group à Cherbourg que seront conçus et assemblés les 4 futurs sous-marins français. © Radio France - Pierre Coquelin

La France s'engage dans le renouvellement de la composante océanique de sa force de dissuasion en lançant ce vendredi la conception de ses futurs sous-marins lanceurs d'engins (SNLE), tapis sous les mers pour porter le feu nucléaire. 
La ministre des Armées Florence Parly se rend dans l'après-midi sur le site de la Direction générale de l'armement (DGA) de Val-de-Reuil dans l'Eure, où elle doit annoncer la notification d'un contrat de "plusieurs milliards d'euros" pour la phase de "conception générale" de ces quatre sous-marins amenés à être livrés à partir de 2035.

Des sous-marins opérationnels jusqu'à la fin du siècle

 Il s'agit de remplacer les SNLE de la classe Le Triomphant en service et lancés entre 1994 et 2008. D'où leur qualification de "SNLE 3G", pour troisième génération depuis le premier SNLE français mis à l'eau en 1967. 
Ces programmes s'étalent sur des durées très longues, explique-t-on au cabinet de la ministre. La phase de "conception générale", permettant de définir précisément les composants principaux du bâtiment, doit durer cinq ans et la première tôle doit être découpée à Cherbourg en 2023 pour des submersibles ayant vocation à naviguer jusque dans les années 2080-2090. 
S'il est "trop tôt pour estimer" le coût total du programme, Paris a déjà autorisé l'an passé l'engagement de 5,1 milliards d'euros pour les SNLE 3G.

 Du travail pour plusieurs années au sein des ateliers cherbourgeois de Naval Group

Les futurs sous-marins français seront "un peu plus longs et un peu plus lourds" que les SNLE actuels (138 mètres pour 14.300 tonnes en plongée), explique-t-on chez Naval Group, maître d'oeuvre industriel du programme avec TechnicAtome, chargé des chaufferies nucléaires. 
Ils seront également composés d'un équipage mixte de 110 personnes. 
L'enjeu est de concevoir des bâtiments "discrets au moment de leur entrée en service mais aussi sur les 30-35 ans de leur durée de vie" et d'identifier les ruptures potentielles dans les technologies de détection. 
Les premières études sur les SNLE 3G ont commencé il y a déjà 10 ans chez Naval Group. Le programme représentera 100 millions d'heures de travail d'ici le lancement du dernier de la série en 2050 pour le groupe et les 200 sociétés engagées dans le projet.

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