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Économie – Social DOSSIER : Alstom Transport : quel avenir à Belfort ?

L'Etat va commander 100 TGV du futur à Alstom

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a annoncé, ce jeudi, que l'État allait commander 100 TGV du futur à Alstom d'ici fin juin. En 2016, au moment où le site Alstom de Belfort était en grande difficulté, l'État avait annoncé que le TGV du futur se construirait à Belfort.

Le site Alstom de Belfort, en octobre 2017.
Le site Alstom de Belfort, en octobre 2017. © AFP - Sébastien Bozon

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a annoncé, ce jeudi, que l'État allait commander 100 TGV du futur à Alstom d'ici fin juin. L'annonce a été faite lors d'un point presse du comité de suivi de la fusion entre Alstom et Siemens. En 2016, au moment où le site Alstom de Belfort était en grande difficulté, l'État avait annoncé un plan de sauvetage. Le gouvernement avait indiqué que le TGV du futur se construirait à Belfort, sans préciser le calendrier ni le nombre de trains. C'est désormais chose faite. 

"Nous confirmons la commande par l'Etat de 100 TGV du futur. Cette commande doit passer devant le conseil d'administration de SNCF Mobilités soit fin avril, soit fin juin. En tout état de cause la décision est prise, elle sera effective", a déclaré le ministre.

Des TGV en service en 2022 ?

Cette prochaine génération de TGV,  qui pourrait entrer en service en 2022, est développée par Alstom et la SNCF. Le TGV du futur est vu par les salariés d'Alstom comme un projet prioritaire qui pourrait permettre de pérenniser le site de Belfort et faire face à la concurrence, notamment celle du géant chinois CRC. "Je pense que c'est une bonne nouvelle pour le site de Belfort et pour le site de la Rochelle. Je pense que c'est important d'entendre que cette nouvelle-là est confirmée", a affirmé Bruno Le Maire.

Alstom emploie 9.000 personnes en France 

Le constructeur ferroviaire Alstom doit être repris par l'allemand Siemens pour donner naissance au numéro deux mondial du matériel ferroviaire roulant et au numéro un de la signalisation ferroviaire.
Siemens apportera ses activités ferroviaires et signalisation à Alstom, en échange de la moitié du capital du français, dont il pourra dépasser les 50,5% du capital après quatre ans. Il sera majoritaire au conseil d'administration. Alstom emploie actuellement 32.800 salariés, dont 9.000 en France.

Les syndicats belfortains méfiants

C'est une bonne nouvelle mais..... commentent les syndicats du site de Belfort. Pour André Fages, délégué CFE-CGC: "cette commande va donner de la charge à Belfort, mais aussi La Rochelle et Ornans. Si tant est que le matériel soit soit produit dans ses usines ! D'après ce qui s'est dit à Paris, Bruno Lemaire a dit qu'il fallait faire des efforts sur les prix et la productivité. Il n'était pas forcément opposé à ce qu'au moins une partie du matériel soit produit hors de France, à bas coût."

Une méfiance partagée par Olivier Kohler, délégué CFDT. "Il faudra aussi vérifier l'engagement d'Alstom, pour le moment nous n'avons pas la certitude qu'Alstom a bien l'intention de fabriquer les motrices de ce TGV du futur dans l'établissement de Belfort."