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Économie - Social

L'étrange silence des salariés du voyagiste Thomas Cook France

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Par , France Bleu Bourgogne

L'avenir des 777 salariés de Thomas Cook France se joue ce jeudi, jour où la justice doit se prononcer sur la reprise partielle ou non du voyagiste. Bizarrement, aucun salarié ou syndicat ne s'est publiquement exprimé à ce sujet.

L'agence Thomas Cook à Dijon
L'agence Thomas Cook à Dijon © Radio France - Sophie Allemand

France

Quel avenir pour Thomas Cook France ? On se souvient des galères des voyageurs qui avaient choisi l'agence Thomas Cook, placée en redressement judiciaire le 1er octobre dernier. Ce jeudi, le tribunal de commerce de Nanterre, doit se prononcer sur le sort de l'entreprise et des 777 salariés qui y travaillent en France, 18 offres de reprises partielles ont été déposées

Les salariés jouent leur survie : normalement dans ce genre de situation, comme on l'a vu avec Whirlpool par exemple, on s'exprime, on se mobilise... Sauf que là, c'est l'omerta.

Trois solutions pour Thomas Cook France, deux pour les salariés 

La première possibilité, la pire : la liquidation pure et simple de Thomas Cook. Ce qui veut dire 777 salariés à la porte. 

Notons que 18 offres partielles ont été déposées, elles ont été minutieusement auditionnées mardi dernier. Tout cumulé elles permettraient la reprise de 149 agences, soit 324 salariés, un peu moins de la moitié des effectifs actuels seraient sauvés ! Dans ce cas, il y aura les chanceux : ce qui travaillent dans une agence reprise qui verront leur contrat de travail transféré au repreneur. Et puis les moins chanceux : les salariées des agences non-reprises, qui seront  licenciés pour motif économique. 

Enfin, dernière solution : le plan de redressement est repoussé ce jeudi, et l'on doit encore patienter pour connaitre le sort de Thomas Cook France.

L'omerta des salariés

Un silence étrange règne autour de l'entreprise. Il suffit d'aller à l'agence Thomas Cook de Dijon pour se faire renvoyer faire le siège, puis d'appeler le siège pour n'y trouver personne et se faire raccrocher au nez.  

Depuis le redressement judiciaire, globalement les syndicats ne se sont pas exprimés. Pourtant aux yeux de la loi rien n'oblige ces salariés à se taire, comme l'explique Maître Braye, avocate spécialiste du droit du travail à Dijon : "ce silence ne peut pas trouver d'explication par une notion ou une règle de droit du travail ! Sauf abus de liberté d'expression, il n'y a rien qui leur interdit de s'exprimer sur ces points là. Pourquoi ces salariés sont apparemment si silencieux sur leur avenir, leur appréhensions ?"

  - Visactu
© Visactu
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