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Économie – Social

Bilan en demi-teinte pour l'euro qui fête ses 20 ans

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Par , France Bleu

Le 1er janvier 1999, l'euro devenait la monnaie officielle de 11 des 15 pays de l'Union européenne. 20 ans après, il est la deuxième monnaie la plus utilisée au monde mais reste fragile.

Billets de 20 euros, mis en circulation à partir de 2002
Billets de 20 euros, mis en circulation à partir de 2002 © Maxppp - Zheng Huansong

Il est aujourd'hui utilisé par 340 millions de citoyens de 19 pays. Le 1er janvier 1999 11 pays adoptaient l’euro pour les transactions financières. En 2002, les pièces et billets étaient mis en circulation. 20 ans après, la monnaie unique est plébiscitée par une majorité de citoyens de la zone euro. 74% estiment qu'elle a été bénéfique à l'UE et 64% à leur propre pays, selon le baromètre publié en novembre par la Banque centrale européenne (BCE). Toutefois, les économistes sont divisés sur la question.

Deuxième monnaie la plus utilisée au monde 

Pour l’ancien patron de la BCE, Jean-Claude Trichet, interviewé dans Le Monde, le bilan est positif. L'euro a permis de stabiliser les prix et ainsi contribué à soutenir le pouvoir d'achat. La suppression des frais et risques de changes a également simplifié la vie des entreprises et dopé le commerce intra-communautaire.

Deuxième monnaie la plus utilisée au monde derrière le dollar américain, l'euro a survécu à la crise financière de 2008 même s'il a failli être emporté en 2012 par la crise de la dette souveraine qui menaçait le système bancaire de dislocation comme le rappelle l'AFP. La décision de Mario Draghi, à l'époque président de la BCE, de doter l’institution d'un programme pour racheter, sous conditions, une quantité illimitée de dette d'un pays attaqué sur les marchés évite la dislocation.

Faiblesses structurelles

Mais ces événements ont souligné les faiblesses de la monnaie unique : absence de solidarité budgétaire européenne par la mutualisation de la dette, des investissements et donc des risques ; disparités profondes entre les économies ; défaut d'un prêteur de dernier recours pour les Etats en difficultés etc.

La crise grecque a également accentué les divisions entre partenaires européens selon Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG. "L'euro a attisé les reproches réciproques, les pays latins du sud attaquant ceux du nord sur leur ordolibéralisme, ceux du nord les latins sur leur laxisme", a-t-il précisé à l'AFP.

Si depuis 2012, les Etats ont consolidé l'union monétaire en renforçant la surveillance des banques et en instaurant le Mécanisme européen de stabilité (MES) pour contrer la spéculation, elle ne dispose toujours pas d'un budget propre pour investir et répondre aux défis économiques. 

Pour l'heure, les membres de la zone euro se sont accordés sur un instrument budgétaire très limité, loin des idées plus audacieuses portées par Emmanuel Macron, l'Allemagne, chantre de l'équilibre, rejetant toute forme de mutualisation des dettes.

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© Visactu
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