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Économie – Social

L'hôpital de Nancy doit encore supprimer 400 postes d'ici à 2023

lundi 2 juillet 2018 à 5:08 Par Laurent Watrin, France Bleu Sud Lorraine

Dossier chaud au conseil de surveillance du CHRU de Nancy, ce lundi 2 juillet 2018 : le gouvernement demande à l'hôpital lorrain de nouvelles réductions de postes dans les années à venir. Pour les syndicats, l'Etat doit d'abord respecter ses promesses.

L'hôpital de Nancy a supprimé 400 postes entre 2014 et 2017. Le gouvernement demande un effort similaire jusqu'en 2023, avant d'engager les crédits qui étaient promis avant cet été.
L'hôpital de Nancy a supprimé 400 postes entre 2014 et 2017. Le gouvernement demande un effort similaire jusqu'en 2023, avant d'engager les crédits qui étaient promis avant cet été. © Radio France - Thierry Colin

Nancy, France

A Nancy, le conseil de surveillance de l'hôpital, réuni ce lundi 2 juillet, s'annonce plutôt tendu. La direction va officialiser le nouveau plan d'économies, réclamé par l'Agence régionale de santé (ARS), c'est-à-dire par l'Etat : 400 suppressions de postes supplémentaires d'ici à 2023. En fait, l'annonce est connue officieusement depuis près de deux mois, mais l'actualité resserre les positions de chacun.

"C'est malhonnête et irrespectueux", proteste le délégué de la CFDT du CHRU de Nancy, Alex Gorge. Le syndicat réformiste considère que le gouvernement doit d'abord débloquer l'aide financière "promise pour avant l'été", avant de demander de nouveaux efforts à l'établissement régional de santé. 

On arrive à saturation" (le délégué CFDT)

Les délégués du personnel convoqués au conseil de surveillance, ce lundi 2 juillet, jugent la note trop salée pour continuer de se "laisser mener en bateau", selon l'expression d'Alex Gorge. 

Entre 2014 et 2017, l'hôpital de Nancy a supprimé 400 postes et 284 lits. Une quarantaine de réorganisations de services ont été engagées et onze salles d'opération fermées. Il faut dire que la chirurgie ambulatoire progresse constamment.

"Nous arrivons à saturation, la ligne rouge est franchie". Avec les réorganisations et les fameuses "cellules de mobilité professionnelle", près de 3 000 agents ont déjà donné beaucoup, rappellent les syndicalistes hospitaliers.

Des dépenses non maîtrisées et des économies possibles

De source proche du gouvernement, un bras de fer semble engagé entre la direction du CHRU de Nancy et l'Agence régionale de santé. L'organisme chargé de mettre en oeuvre la politique de l'Etat réclame le paiement d'un arriéré de charges de l'hôpital avant d'honorer les engagements financiers de l'Etat. Et "certaines dépenses doivent encore être maîtrisées", selon cette même source. 

La communauté médicale reste dans le collimateur du "bras armé" du gouvernement. La direction du CHRU a prévu de s'exprimer officiellement après le conseil de surveillance, ce lundi après-midi.

L'hôpital lorrain a besoin d'argent frais pour rénover et investir dans ses bâtiments. Des économies de personnel sont-elles encore possibles ? Oui. Aucun élu du personnel ne le dira officiellement, mais rien qu'avec le transfert prévu de la maternité régionale vers le plateau de Brabois, jusqu'à 70 postes pourraient disparaître sans nuire au fonctionnement du service obstétrique. 

Depuis plusieurs mois, "l'activité de l'hôpital progresse", selon la CFDT. Le syndicat considère que le gouvernement pourrait donc "sortir le carnet de chèque" sans attendre plus longtemps. 

La ministre de la santé est attendue à Nancy vendredi prochain 6 juillet. Agnès Buzyn a prévu de s'exprimer sur les maisons de retraite, pas sur l'hôpital. Le CHRU de Nancy emploie environ 8 000 agents à temps plein.