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Économie – Social

L'hôpital Pasteur de Dole épinglé dans un rapport de la Chambre régionale des comptes

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Par , France Bleu Besançon

Le rapport de la chambre régionale des comptes de Bourgogne Franche-Comté pointe du doigt la situation financière et administrative de l'établissement entre 2012 et 2017. Il dénonce notamment des salaires versés aux médecins trois fois plus élevés que ce qu'impose le règlement.

A Dole, l'hôpital Pasteur a été épinglé par la Chambre régionale des comptes.
A Dole, l'hôpital Pasteur a été épinglé par la Chambre régionale des comptes. © Maxppp - Philippe Trias

Dole, France

A Dole, l'hôpital Louis Pasteur a été épinglé par la Chambre régionale des comptes. Cette dernière a examiné la situation financière et administrative de l'hôpital de Dole de 2012 à 2017. Avec notamment des salaires versés aux médecins trois fois plus élevés que le règlement, et les dérives d'un chirurgien, qui cumulait ce poste à l'hôpital avec un exercice en libéral. Un rapport de cent pages très sévère.

Ces salaires exorbitants, l'ancien directeur de l'hôpital Louis Pasteur (de 2014 à 2017), Emmanuel Luigi, les a justifiés sur France Bleu Besançon ce mardi. "L’hôpital de Dole était confronté comme beaucoup d'hôpitaux publics, explique-t-il, au problème des remplacements médicaux et de l'intérim médical. N'arrivant pas à recruter, poursuit Emmanuel Luigi, il a été obligé de recourir à des praticiens qui demandent des rémunérations très très élevées, sujet que le gouvernement essaie de maîtriser mais qui est très difficile à maîtriser". 

Pénurie de médecins = tarification élevée

Lorsque les patients se présentent à l'hôpital, ils ont besoin d'un anesthésiste. Mais l'hôpital de Dole a justement des difficultés à recruter ces spécialistes. Conséquence, il a recours à des médecins remplaçants ou intérimaires. "Ces médecins remplaçants ou intérimaires se font payer, détaille l'ancien directeur de l'hôpital, à des tarifs qui sont ceux du marché. Pour une journée de travail, ou pour une nuit de travail, ils demandent des sommes beaucoup plus importantes que si l'hôpital avait réussi à recruter un médecin titulaire". Et selon Emmanuel Luigi, le phénomène n'est pas propre au Jura. Il existe quasiment dans tous les hôpitaux français.

Selon le rapport de la chambre régionale des comptes, un anesthésiste remplaçant ou intérimaire touchait, pour une garde de 24H, 1.566 euros bruts, soit trois fois plus que le montant réglementaire fixé à 492 euros. Donc ça coûte cher à l'hôpital : environ un million d'euros par an, ce qui contribue au déficit enregistré de 2015 à 2017.

L'hôpital n'a pas le choix : il paye

"L'hôpital est contraint, poursuit l'ancien directeur de l'hôpital Louis Pasteur. Par exemple pour un accouchement ou pour une opération chirurgicale, il faut un anesthésiste. Donc si vous voulez assurer la pérennité de ces activités, vous êtes contraints à accepter les demandes de rémunération de ces médecins". 

Ces médecins remplaçants justifient leurs selon Emmanuel Luigi. par le fait qu'"ils vont d'établissement en établissement, qu'ils assurent une garde d'un jour dans un endroit et le lendemain dans u autre endroit". L’hôpital ne peut donc faire autrement qu'accepter les conditions imposées A défaut il serait obligé de fermer la maternité ou la chirurgie, ce que refuserait l'Agence régionale de santé ou les pouvoirs publics. 

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