Économie – Social

L'hôtel des Princes, aux Eaux-Bonnes, est enfin vendu

Par Axelle Labbé et Alexandre Vau, France Bleu Béarn vendredi 27 janvier 2017 à 7:50

La facade de l'hôtel des Princes (image d'archives)
La facade de l'hôtel des Princes (image d'archives) © Radio France - Axelle Labbé

L'hôtel des princes a finalement été vendu pour 19 000 euros aux enchères jeudi après-midi au palais de justice de Paris.

C'était le deuxième passage en salle des ventes en quatre mois pour l'ancien joyau des Eaux-Bonnes, classé monument historique. Le monument historique des Eaux-Bonnes avait été acquis fin septembre pour 12 000 euros. Mais un nouvel acheteur s'est présenté début octobre, une société bordelaise. L'hôtel, construit sous Napoléon III, a donc été remis en vente au palais de justice de Paris.

Le nouveau propriétaire est français, on n'en sait pas plus pour le moment. Il devrait en faire à nouveau un hôtel ou le diviser en appartement.

Cette vente est un soulagement pour Stéphane Courtié, le maire des Eaux-Bonnes, mais il reste prudent : "on a par exemple eu un contact avec quelqu'un qui a déjà une ruine sur la commune, si c'est pour faire la même chose ce n'est pas la peine. Je suis comme Saint-Thomas maintenant. J'attends de savoir qui est le nouveau propriétaire. Mais on a besoin de lits pendant les vacances scolaires, donc c'est une bonne nouvelle".

La mise à prix était cette fois fixée à 13 200 euros. L'hôtel a été adjugé 19 000 euros, un prix d'achat dérisoire par rapport à la superficie du bâtiment, estimée entre 8000 et 9000 mètres carré. Mais il va falloir prévoir une grosse, très grosse enveloppe pour les travaux, 20 millions d'euros selon les différents experts qui ont visité le bâtiment ces dernières années. Tout est à refaire, et comme le bâtiment a été classé monument historique en 2002, il faudra le faire avec soin.

L'hôtel des princes a accueilli ses derniers clients en 1975 et depuis, il tombe en ruines : les planchers sont troués, les escaliers s'affaissent. Sans compter l'arbre qui pousse à travers le toit, la pluie et la neige qui entrent par les tuiles et les fenêtres brisées, et les moisissures et les champignons qui prolifèrent. L'un des experts qui a visité le bâtiment il y a plusieurs années jugeait déjà que seul un mécène ou une fondation pourraient être intéressés par l'édifice et ajoutait : "la ville est complètement sinistrée, une maison sur deux est à vendre. Son attractivité est nulle".