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Économie – Social

L'hydrogène présenté sous tous les angles dans le centre du Mans

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Par , France Bleu Maine

Transport, course automobile, qualité de l'air, industrie ... En cette semaine de 24 heures du Mans, la métropole présente différentes innovations liées à l'hydrogène. Un gaz considéré comme crucial dans la transition écologique.

Au premier plan : la navette autonome de Milla, complément aux transports en commun, construite au Mans et roulant à l'hydrogène. Derrière, le prototype de bus à hydrogène de la mairie mancelle.
Au premier plan : la navette autonome de Milla, complément aux transports en commun, construite au Mans et roulant à l'hydrogène. Derrière, le prototype de bus à hydrogène de la mairie mancelle. © Radio France - Simon de Faucompret

Le Mans, France

L'hydrogène, carburant du futur ? C'est la conviction de la métropole du Mans (Sarthe), qui présente de nombreuses innovations autour de ce sujet en cette semaine des 24 heures du Mans. L'hydrogène (et notamment sa forme "verte", fabriquée à partir d'énergies propres comme le solaire ou l'éolien) est considérée comme l'un des futurs acteurs de la transition écologique, servant à prochainement remplacer nos énergies fossiles.

En premier lieu, la mairie du Mans et la métropole ont présenté, ce lundi 10 juin, leur prototype de bus roulant à l'hydrogène : un appareil  qui a effectué une petite parade entre la place Aristide Briand et la place de la République, sous une belle averse !

Cet appareil est fièrement qualifié par la municipalité mancelle de "premier bus à hydrogène français, pour une ville de plus de 100 000 habitants", un modèle semblable ayant été présenté quelques jours plus tôt dans la ville de Pau (Pyrénées-Atlantique). Construit par Safra, société albigeoise (Tarn), ce prototype ne fait que 17 places : le modèle qui circulera dans les rues du Mans dès novembre prochain en fera 23.

Avec 30 kg d'hydrogène stockés dans des bouteilles, ce bus pourra parcourir plus de 300 kilomètres. - Radio France
Avec 30 kg d'hydrogène stockés dans des bouteilles, ce bus pourra parcourir plus de 300 kilomètres. © Radio France - Simon de Faucompret

"C'est étonnant, ça ne fait absolument aucun bruit !"

Sur les quelques centaines de mètres, certains curieux se mettent à l'abri dans le bus. "J'étais dedans entre les Jacobins et la République, et on n'entend rien du tout, c'est étonnant ! Ça ne fait absolument aucun bruit ! Il y a juste la pluie", sourit Jean-Paul, un Manceau venu par curiosité.

L'hydrogène attendu sur le circuit des 24 heures en 2024

Juste derrière, revoici la voiture Mission H24, déjà de sortie aux Assises de l'Automobile en mars dernier. Un petit bijou de GreenGT Technologies, qui devrait concourir dans cinq ans sur le 24 heures du Mans : allier performance et écologie, c'est aussi l'un des enjeux de cette filière de l'hydrogène.

Le bolide Mission H24 et son pilote, Olivier Lombard, sur la place de la République - Radio France
Le bolide Mission H24 et son pilote, Olivier Lombard, sur la place de la République © Radio France - Simon de Faucompret

"On veut être un territoire en avance" - Stéphane le Foll, maire du Mans

Globalement, nombreux sont les optimistes : "Je suis favorable à toutes les avancées pour l'environnement", assure Jean-Paul. "De toute façon, quand il n'y aura plus de pétrole, comment on fera ?" renchérit Jacques, un retraité. Car pour l'instant, l'hydrogène est allié à une pile à combustible, générant donc, en plus de l'électricité et l'eau, des émissions polluantes liées aux énergies fossiles. L'objectif est maintenant de créer de l'hydrogène "vert" et propre, notamment en construisant une centrale au Mans, afin d'avoir sa propre production locale. "On veut être un territoire en avance techniquement et technologiquement", affirme le maire manceau, Stéphane le Foll. Le projet, de plusieurs millions d'euros, sera lancé en septembre prochain.

Un risque à prendre

Le risque, c'est le coût. Un bus comme celui qu'a commandé la Ville coûte environ 630 000 euros, soit deux fois plus qu'un bus diesel classique. Quant à l'hydrogène, il coûte entre 5 et 10 euros le kilogramme. La faute au nombre limité de constructeurs et d'investisseurs. "On est au début", admet Stéphane le Foll. "Il faut accepter le coût supplémentaire. Mais à long terme, on aura des coûts de production et d'achat qui baisseront."

D'où ce front pionnier et toutes ces innovations autour de l'hydrogène, rassemblées dans des débats aux Quinconces du Mans, ce mardi 11 juin.

Outre le bus, étaient présentés divers projets : une navette sans chauffeur et roulant à l'hydrogène (construite au Mans par la société française Milla), huit camions-bennes (présentés par la métropole de Dijon) mais aussi des idées autour de vélos ou trottinettes alimentées par de l'hydrogène. L'hydrogène, remplaçant du diesel ? "On a déjà des véhicules particuliers roulant à l'hydrogène, construits par Hyundai par exemple", relève Sergio Capitao, directeur d'ID4Car, un pôle de recherche autour de l'innovation automobile. "Mais ça coûte trois fois plus cher ! Il va d'abord falloir populariser l'hydrogène, passer par les transports lourds, pour réduire le coût global de l'hydrogène."