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L'industrie automobile au ralenti dans le Nord à cause de la pénurie mondiale de semi-conducteurs

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Par , France Bleu Nord

Depuis près de deux mois, les usines nordistes qui assemblent des véhicules dans le Nord sont plus ou moins impactées par la pénurie mondiale de ces puces électroniques. Plus de 12.000 salariés sont concernés. Cette semaine, par exemple, les presque 3000 salariés de Renault Douai sont au chômage.

Les 2000 salariés de MCA Maubeuge ont chômé 9 jours au mois de mars, les tournées de l'après midi sont réduites de presque 2 heures à cause de la crise. (image d'archives)
Les 2000 salariés de MCA Maubeuge ont chômé 9 jours au mois de mars, les tournées de l'après midi sont réduites de presque 2 heures à cause de la crise. (image d'archives) © Radio France - Emma Sarango

Renault et ses près de 5.000 salariés est le constructeur le plus impacté, avec cette semaine complète chômée à Douai, en plus des quatre vendredis du mois de mars.  

Chez MCA Maubeuge qui doit lancer le nouveau Kangoo, les salariés n'ont pas travaillé pendant neuf jours. A la fin du mois, une nouvelle journée est programmée. Et les tournées de l'après-midi sont raccourcies de près de deux heures, explique Jérôme Delvaux, délégué CGT.

En 22 ans de présence dans l'entreprise, nous n'avons jamais connu de telles difficultés. On connait parfois par rapport à des mouvements sociaux ou autres des ruptures de pièces, mais vraiment temporaires, mais là telle que cette situation c'est unique

Le reportage de Rafaela Biry-Vicente

Du jamais vu aussi chez Stellantis, ex PSA Hordain, assure Franck Terry le délégué CGT. Si le site est considéré comme prioritaire grâce au succès de son véhicule et qu'il n'y a pour le moment pas d'arrêt, tous les jours les salariés doivent appeler une ligne verte pour savoir s'ils vont travailler la journée. "On n'a pas de visibilité au delà de la tournée suivante" reconnait la direction, qui s'appuie sur une gestion au niveau du groupe de cette crise.

Chez Toyota Onnaing, l'usine a été arrêtée trois jours ce mois-ci.  Pourle moment, aucune autre journée n'est programmée assure la direction qui s'attend à une crise qui dure. 

"Il faut relocaliser la production"

Pour Davis Dubois, secrétaire de la CGT chez Renault Douai, "la situation est inquiétante", et elle était prévisible. Le syndicaliste estime que c'est la traduction de la mondialisation  et qu'il faut relocaliser la production de ce genre de pièces. 

"Je vois pas pourquoi rien qu'au niveau européen c'est pas possible de fabriquer ça. La mondialisation, on est vraiment en plein dedans, on voit que quand il y a un petit grain de sable qui se met dans le rouage, tout est bloqué et ça risque de continuer malheureusement", explique-t-il.

"Les salariés sont toujours la variable d'ajustement (...) on voit bien que c'est le salarié qui souffre de ça, c'est personne d'autre", regrette David Dubois. 

David Dubois, délégué CGT Renault Douai

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