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L'inquiétude et la détermination des salariés aixois de Paris Turf

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Par , France Bleu Provence

En grève depuis le 22 juin, les salariés de Paris Turf sont déterminés à se battre jusqu'au bout contre le projet du repreneur Xavier Niel. Il prévoit la suppression de 60 des 90 emplois du site aixois de ce groupe numéro 1 de la presse hippique en France.

Les salariés sont en grève depuis le 22 juin
Les salariés sont en grève depuis le 22 juin © Radio France - Emilie Briffod

Inquiets mais déterminés ! Depuis le 22 juin, tous les salariés du site de Paris Turf de la Duranne à Aix-en-Provence sont en grève. Leur groupe, propriété du patron de l'OM Jacques-Henri Eyraud et numéro 1 de la presse hippique en France a été attribué mardi par le tribunal de commerce à Xavier Niel, le milliardaire fondateur de Free.

Sur les 90 salariés (journalistes et administratifs) du site aixois (là ou se fait toute la production), seuls 30 vont être conservés. Par ailleurs, la liste des salariés licenciés n'est toujours pas définitive et les conditions de reprise sont totalement floues. 

"On a l'impression que l'humain est laissé de côté." Damien Bazergue, salarié depuis 11 ans au service audiotel

Philippe Thévenon a 51 ans et est rédacteur en chef audiovisuel chez Paris Turf depuis 18 ans. Pour lui, "ce qui se passe est un drame social, un drame tout court, un gâchis. On ne sait pas qui part, qui reste. On s'est battus pour devenir leader, mais aujourd'hui le rêve est brisé. On nous a soldé, il n'y a pas d'autre mot". 

Même constat pour Damien Bazerque. À 33 ans, il travaille au service audiotel depuis 11 ans : "C'est très compliqué. On a l'impression que l'humain est laissé de coté. On demande juste d'être bien traité. On a l'impression de n'être que des chiffres avec des pondérations d'âge et d'ancienneté." 

"À 51 ans, qui va m'embaucher pour présenter une émission ? La mode est au jeunisme." Philippe Thévenon, rédacteur en chef audiovisuel 

La majorité des salariés travaille dans le groupe depuis de très nombreuses années. Certains y ont faite toute leur carrière. Il faut dire que la presse hippique est ultra spécialisée, ce qui rend leur avenir incertain. 

Stéphanie Chastin est journaliste à Paris courses depuis 26 ans. Les courses sont sa passion et son avenir l'inquiète. "C'est un métier qui vous prend au cœur. C'est une grande famille. À 45 ans, je ne sais pas ce que je vais devenir. Je pense que je vais rebondir mais peut être pas dans ce métier-là, ça parait compliqué. ". 

Même son de cloche pour son collègue Philippe Thévenon :  "À 51 ans qui va m'embaucher pour présenter une émission ? La mode est au jeunisme. Si on a des moyens, pourquoi pas ouvrir une boutique, mais il faut des moyens ! On n'est pas milliardaires. Si on était capable de rouler en Porsche on ne serait pas là, on ne travaillerait plus ! "

Les lettres de licenciement doivent partir la semaine prochaine. En attendant, les salariés ne lâchent rien et poursuivent la grève.

Damien Bazergue, Stéphanie Chastin et Philippe Thévenon en grève depuis le 22 juin mais toujours combatifs
Damien Bazergue, Stéphanie Chastin et Philippe Thévenon en grève depuis le 22 juin mais toujours combatifs © Radio France - Emilie Briffod
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