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L'inquiétude monte chez les salariés de la Fonderie de Bretagne à Caudan

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

Les 385 salariés n'ont pas de réponse de leur direction concernant la possible fermeture de leur usine par Renault. Le directeur du site lorientais n'a apporté aucune information en comité social et économique, jeudi matin en sous-préfecture de Lorient. Et certains signes inquiètent les employés.

Le directeur de la Fonderie de Bretagne fait face aux salariés réunis devant la sous-préfecture de Lorient.
Le directeur de la Fonderie de Bretagne fait face aux salariés réunis devant la sous-préfecture de Lorient. © Maxppp - FRANCOIS DESTOC

Laurent Galmard, le directeur de la Fonderie de Bretagne, n'a rien appris aux représentants du personnel après plus d'une heure de comité social et économique, jeudi matin en sous-préfecture de Lorient. Il dit être aussi dans l'attente des annonces du groupe Renault, dont fait partie le site de Caudan, prévues ce jeudi soir en comité central d'entreprise.

Un sentiment de dégoût et d’écœurement 

"On nous dit de ne pas s'inquiéter des effets d'annonce, tance Mael Le Goff, le secrétaire de la CGT à la Fonderie de Bretagne. Mais plus le temps passe et plus le temps nous donne raison, depuis lundi quelque chose se trame ... Quoi ? On n'en sait rien. Personne ne nous indique rien." 

Silence radio à tous les étages

Comme le personnel, les pouvoirs publics disent qu'ils n'ont pas la moindre information. Les salariés se sont rendus à la mairie de Lorient, après leur réunion en sous-préfecture. Mais le maire, Norbert Métairie, leur a assuré qu'il n'arrive pas à contacter la direction de Renault pour en savoir plus sur l'avenir de ce poids-lourd de l'économie lorientaise.

Ce flou alimente les inquiétudes des 385 salariés, qui fabriquent en temps normal des pièces de sécurité et des pièces pour les moteurs et les boîtes de vitesses. Certains, réunis devant le portail de l'usine à l'arrêt, nous confient qu'ils dorment très mal depuis la semaine dernière et les fuites dans la presse.

Pierre Le Ménahès soutient ses anciens collègues

Sur le parking de la Fonderie de Bretagne, un bleu de travail se détache des autres, un écusson de Che Guevara cousu sur la poitrine. Pierre Le Ménahès, ancien salarié et leader syndical emblématique, comprend l'angoisse des salariés. Ils évoquent entre eux le directeur financier, qui serait déjà venu faire ses cartons, et des véhicules de l'usine qui ont subitement disparu du parking. 

"Ces signes ne vont pas dans le bon sens, y compris la nomination d'un DRH qui vient d'être embauché en CDD pour 6 mois, ajoute celui qui avait tenu tête à Nicolas Sarkozy en 2010 sur TF1. C'est un scénario qui se passe de commentaires en terme de plan social, ou en vue d'une fermeture pour reclasser les salariés."

Nouvelle réunion vendredi matin

Une table ronde doit se tenir ce jeudi avec les pouvoirs publics, dont le maire de Lorient, à la demande des salariés. Mais ils devront sûrement attendre le comité central d'entreprise de Renault, jeudi soir, pour avoir enfin des réponses à leurs questions.

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