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Dossier : Coronavirus Covid-19

L'intérim en Savoie a été frappé de plein fouet par le confinement

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Le confinement aurait détruit 40% des emplois d'intérim en France au premier trimestre. La situation est pire en Savoie et en Auvergne-Rhône-Alpes ces deux derniers mois. Une petite agence de Chambéry reste optimiste.

Thomas Gauci responsable d'une petite agence d'intérim
Thomas Gauci responsable d'une petite agence d'intérim © Radio France - Christophe Van Veen

L'intérim est un des baromètres de la santé de l’économie et il est au plus mal. Selon le ministère du travail (la DARES), 41 % des emplois intérimaires ont disparu au premier trimestre avec le début du confinement. Les offres d'intérim de Pôle emploi en Savoie sont pire encore. Une chute de 54 % en un an au mois de mai, et moins 63 % depuis début juin. Pour ce mois-ci, Pôle Emploi ne propose que 234 emplois d'intérim pour toute la Savoie ! Les chiffres de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont eux aussi plus mauvais que la moyenne nationale (-57 % en juin).

Les intérimaires ont été les "fusibles" de la crise

Le sujet est sensible. Après de nombreux refus de la part d'agences d'intérim en pays de Savoie, Domino Mission Savoie nous a ouvert ses portes. La petite agence de trois salariés dépend d’un groupe qui possède une centaine d’agences en France.

Depuis cinq ans, Thomas Gauci en est le responsable. Présent sur le bassin économique chambérien, il a été au plus près de l' "effet confinement". "Tout s'est arrêté. L'intérim a été le fusible, malheureusement. D'une cinquantaine, nous sommes passés à dix intérimaires, chez nous. Une période très compliquée." Premier touché, le BTP. Seule la grande distribution est restée pourvoyeuse de contrats courts. 

Les rideaux fermés ont fait beaucoup de mal à l'emploi
Les rideaux fermés ont fait beaucoup de mal à l'emploi © Radio France

Des conséquences financières et sociales

Un intérimaire qui venait de démissionner d'un CDI s'est retrouvé sur le carreau, sans aucune indemnité chômage, sauvé seulement par le pécule qu'il avait mis de côté pour les temps difficiles. La perte financière s'accompagne de grandes difficultés sociales. "Rester en quatre murs a été très difficile à gérer pour certains." Un ingénieur, licencié à cause du Covid-19 s'est proposé pour un emploi au SMIC en attendant sa nouvelle formation de septembre. Pour gagner un peu d'argent et ne plus rester inactif.   

Ses grandes difficultés sont accompagnées par l'écoute. Si l'agence de Thomas Gauci reprend les entretiens uniquement sur rendez-vous, elle les limite pour respecter les gestes barrières. Les entretiens sont réalisés au téléphone, ils n'ont cependant jamais cessé durant le confinement. C'est pourquoi l'agence a pu redémarrer son activité assez vite finalement. 

Le BTP repart pour rattraper deux mois de retard
Le BTP repart pour rattraper deux mois de retard © Radio France - Christophe Van Veen

Des lueurs d'espoirs et la crainte d'un nouveau confinement

Depuis cette semaine, le Chambérien assure avoir retrouvé le rendement d'avant le Covid-19. Le BTP est le premier à avoir repris avec de nombreux chantiers en retard. L'industrie repart aussi petit à petit. Mais Thomas Gauci ne cache pas "les craintes des Ressources Humaines, la peur d'une deuxième vague qui plane au-dessus de nous et d'un nouveau confinement qui serait terrible pour les petites structures. Il y a en ce moment beaucoup de frilosité et d'incertitudes. En même temps, le Covid-19 nous a appris qu'il fallait avancer. On n'a pas le choix. Personne n'est pessimiste ici."

Les données statistiques nationales sont bien moins encourageantes. La situation de certaines agences d'intérim serait précaire, pour ne pas dire plus. D'où sans doutes le refus de communiquer en ce moment, chez celles que nous avons contactées. 

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