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Économie – Social

L'UFC Que Choisir dénonce les "marges exorbitantes" de la grande distribution sur les fruits et légumes bio

mercredi 30 août 2017 à 8:42 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Les fruits et légumes bio sont 79% plus cher que les fruits et légumes conventionnels dans la grande distribution, a dénoncé ce mardi l'UFC Que Choisir. L'association pointe les "surmarges" des supermarchés et hypermarchés.

Les fruits et légumes bio sont presque deux fois plus cher que les conventionnels en supermarché, selon Que Choisir.
Les fruits et légumes bio sont presque deux fois plus cher que les conventionnels en supermarché, selon Que Choisir. © Maxppp - Jean-François FREY

Les fruits et légumes bio restent en moyenne 79% plus chers que leurs équivalents en agriculture conventionnelle, des tarifs prohibitifs pour les plus modestes et qui proviennent en grande partie de "sur-marges" pratiquées par les distributeurs, a dénoncé mardi l'UFC-Que Choisir.

Presque deux fois plus cher en bio

Une étude menée par l'association de consommateurs sur 1.541 magasins montre que le prix d'une consommation annuelle en fruits et légumes bio revient pour un ménage français en moyenne à 660 euros, contre 368 euros pour le conventionnel. "Si les coûts de production sont plus élevés en bio, ceci n'explique qu'à peine la moitié du surcoût pour les consommateurs" dont "46% provient en réalité des 'sur-marges' réalisées sur le bio par les grandes surfaces", affirme l'UFC dans un communiqué. Ainsi, sur la consommation annuelle de fruits et légumes d'un ménage, la grande distribution réalise 304 euros de marge brute - différence entre le prix de vente et le prix d'achat - sur le bio, contre 169 euros pour le conventionnel.

Un frein à l'accès au bio

Ces différences de prix et de marges constituent "un frein rédhibitoire" à l'accès au bio, indique l'UFC, qui réclame à l'Observatoire des prix et des marges de "faire toute la transparence sur les marges" réalisées sur le bio. "C'est vrai qu'un produit bio est plus cher. Pour autant, il ne faut pas qu'en plus viennent se surajouter des marges qui ne seraient pas proportionnelles à l'écart initial car on risque de faire une consommation bio à deux vitesses. C'est là que la sonnette d'alarme de l'UFC est intéressante", estime Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio. "Que cette marge brute soit justifiée, on n'a pas les clés pour le dire car il y a une part de secret industriel", a-t-il ajouté.

Nicolas Hulot met en garde les distributeurs "qui se gavent un peu"

Invité sur franceinfo, Nicolas Hulot a mis en garde les distributeurs "qui se gavent un peu" dans la vente de ces fruits et légumes bio. Le ministre de la Transition écologique et solidaire a déclaré, sans les citer, que les grandes enseignes seraient mises "devant leurs responsabilités" dans le cadre des Etats généraux de l'alimentation. "En réduisant ces marges, on va rendre le bio et les produits de qualité et de proximité accessibles à chaque citoyen, et ça ne sera pas simplement réservé comme l'on dit aux 'bobos'", a-t-il ajouté.

La grande distribution dénonce une étude partiale

Cette étude "est totalement partiale et ne reflète pas la réalité du marché", elle "repose sur une série d'approximations méthodologiques qui lui enlèvent toute portée concrète", a réagi la fédération représentant la grande distribution française (FCD) dans un communiqué. Ainsi, "contrairement aux conclusions de cette étude, le taux de marge brute sur les fruits et légumes bio est en moyenne équivalent à celui pratiqué sur les fruits et légumes conventionnels", indique la FCD.