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Économie – Social

L'UMIH et le Département du Loiret réclament l'abrogation d'un arrêté ministériel anti-pub en zone rurale

samedi 2 décembre 2017 à 6:30 Par François Guéroult, France Bleu Orléans

Hôteliers-restaurateurs et Département du Loiret sont main dans la main pour dénoncer un arrêté ministériel qui interdit les pancartes publicitaires pour les commerces en zone rurale. L'arrêté date de juillet 2015, mais ce n'est que depuis quelques mois que les sanctions tombent.

L'UMIH 45, avec le soutien de Tourisme Loiret, lance une campagne de sensibilisation : "S'afficher, c'est exister"
L'UMIH 45, avec le soutien de Tourisme Loiret, lance une campagne de sensibilisation : "S'afficher, c'est exister" © Radio France - François Guéroult

Loiret, France

Les hôteliers-restaurateurs et le Département du Loiret main dans la main pour obtenir l'abrogation ou la modification d'un arrêté ministériel : c'est assez rare pour être souligné.. L'arrêté en question concerne les "pré-enseignes" : ces pancartes publicitaires installées dans des champs ou sur les bords de route pour signaler à proximité des hôtels, des restaurants, des garages, des artisans, etc. Ces pré-enseignes sont désormais interdites en milieu rural et dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants (les dérogations ne concernent que les produits du terroir et les monuments historiques). L'arrêté date de juillet 2015, mais ce n'est que depuis quelques mois que les sanctions tombent de la part des pouvoirs publics. Marine Bourillon, propriétaire de l'hôtel-restaurant "Le Sauvage" à Château- Renard, en a fait l'expérience : "J'ai reçu en juin dernier un courrier de la préfecture me demandant de retirer une pré-enseigne, sous peine d'amende de 205 euros par jour. Je n'avais pas les moyens de jeter par la fenêtre 205 euros par jour ! Mais le retrait de cette pré-enseigne en juillet m'a directement impactée : dès le mois d'août, mon chiffre d'affaires a baissé de 7%, et c'était moins 26% en septembre. On commence à se poser la question si on va rester sur Château-Renard ou si on va purement et simplement liquider l'entreprise. Un témoignage à écouter ici :

"Dans un secteur rural qui est déjà en difficulté, cet arrêté est vraiment problématique" - Marine Bourillon

Une situation qui est loin d'être isolée, d'autres hôtels ou restaurants du Loiret subissent le même problème, à Vienne-en-Val, La Bussière, Coullons où s'était rendue France Bleu Orléans en novembre dernier...

Unanimité politique pour faire bouger les choses

Face à cet arrêté qu'elle qualifie d'"assassin", l'UMIH du Loiret, l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie , a décidé de lancer une campagne de communication avec le soutien de Tourisme Loiret (agence de développement du tourisme et émanation du Département Loiret). Des affiches vont notamment être apposées dans les établissements. Le coup d'envoi de cette campagne a été donné hier après-midi, en présence de nombreux élus locaux. "On a des collègues qui sont dans une misère économique à cause de cet arrêté", souligne Gilbert Guttin, le président de l'UMIH du Loiret. "Il faut vraiment qu'on avance sur ce dossier et qu'on fasse changer cet arrêté. Certes, la pollution visuelle à l'entrée des villes et village est souvent exagérée, mais qu'on nous donne un cadre, une procédure ou une nomenclature stricts, qu'on puisse au moins avoir une visibilité". Interview à retrouver ci-dessous :

"C'est l'ensemble du petit commerce en zone rurale qui est touché" - Gilbert Guttin

Hier, les députés du Loiret Marianne Dubois (LR) et Richard Ramos (Modem), ainsi que les sénateurs Jean-Pierre Sueur (PS) et Hugues Saury (apparenté LR) ont promis d'interpeller le gouvernement et le préfet sur le sujet. Une unanimité politique qui donne des espoirs à Gilbert Guttin : "Je ne peux pas faire autrement que d'être confiant. Par contre, on ne va pas les lâcher, ça c'est sûr qu'on ne va pas les lâcher !"