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Économie – Social

L'US Forbach Football doit 10.000€ à... la police

mercredi 15 novembre 2017 à 23:53 Par Antoine Barège, France Bleu Lorraine Nord

Le match du 7e tour de la Coupe de France perdu par Forbach samedi soir face aux professionnels de Nancy (0-1) laisse des traces. La police réclame 10.418€ à Forbach pour la sécurisation du stade du Schlossberg lors de la rencontre. Le président de l'USF Pascal Kirchsetter ne décolère pas.

Les supporters de l'US Forbach au stade du Schlossberg lors de la défaite face à Nancy en Coupe de France
Les supporters de l'US Forbach au stade du Schlossberg lors de la défaite face à Nancy en Coupe de France © Radio France - Thomas Jeangeorge

Forbach, France

Le match entre les amateurs de l'US Forbach et les professionnels de Nancy avait été classé "à risque" par le préfet de Moselle. Didier Martin craignait une rencontre musclée dans les tribunes entre les supporters nancéiens, alliés à ceux de Sarrebruck, et ceux du FC Metz.

Des CRS, des policiers et des gendarmes avaient donc été mobilisés. Finalement, le match s'est déroulé sans incident, mais pour le président forbachois, c'est la triple peine. Et plus de perdre au stade du Schlossberg 1-O face à Nancy, il a dû régler 3.000€ à une société privée de sécurité. Et c'est maintenant la police qui lui réclame 10.418€ pour la sécurisation. "J'ai déjà dû prendre 60 stadiers sur demande de la fédération française de football" explique Pascal Kirchstetter, "et maintenant j'ai cette facture de la police de 10.418€ qui se rajoute, je trouve ça aberrant"

Pascal Kirchstetter, le président de l'US Forbach Football sur France Bleu Lorraine

On paie deux fois les impôts" - Pascal Kirchstetter, le président de l'US Forbach

Le président de l'US Forbach est très amer : "Dans notre pays, on paie nos impôts directs et indirects pour financer l'éducation, la santé et la sécurité. Là quelque part, on paie deux fois et un club amateur comme nous n'a pas les moyens de le faire". Pascal Kirchstetter avoue qu'il n'a pas les moyens de payer actuellement, son club a 400 licenciés et le match face à une équipe de Ligue 2 n'a pas ramené beaucoup d'argent dans les caisses "avec le nombre de spectateurs payants soit une recette de 9.000€, et avec la recette à la buvette, ça ne permet même pas de payer la police"

Démotivé

A Forbach, c'est un coup de massue. "Après l'arrêt des mines dans le bassin minier on a été assez puni, on est devenu un no man's land" dit le président de l'USF "il y a des gens qui se battent pour faire revivre la flamme chez nous, avec des choses comme ça, on n'a plus envie de faire quelque chose"

Le président avait pourtant signé le devis.

Le problème, c'est que le président de l'US Forbach avait signé le devis présenté par la préfecture lors de la réunion sécurité de jeudi à Metz. "Une réunion a été menée en amont avec le président du club, la police et la gendarmerie pour indiquer le coût de la sécurisation de la manifestation" explique la préfecture de Moselle à France Bleu Lorraine. "Ainsi une convention a été signée et un devis, validé par le président du club, ont été transmis avant la transmission de la facture définitive. Le président avait donc parfaitement connaissance qu'il était lié à un engagement financier".

Le pire pour Pascal Kirchstetter, c'est qu'il va recevoir dans les prochains jours une 2ème facture, celle de la gendarmerie estimée, selon nos informations, à au moins 5.000€...

Ce que dit la loi

Le code de la sécurité intérieure institue à l’égard des organisateurs de manifestations, une obligation de remboursement à l’État des dépenses supplémentaires qu’il a supporté dans leur intérêt. Cette obligation est applicable tant aux personnes physiques qu’aux personnes morales qui bénéficient du service d’ordre. Chaque fois que les forces de l’ordre interviennent directement au profit de l’organisateur et non dans le cadre d’une mission liée à l’ordre public, les prestations correspondantes doivent être facturées.