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L'usine AGFA de Pont-à-Marcq menacée de fermeture, les salariés dénoncent "un meurtre programmé"

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Par , France Bleu Nord

Les représentants des syndicats et de la direction du groupe AGFA, ainsi que des élus de la métropole lilloise ont mis le dossier de la fermeture de l'usine de Pont-à-Marcq sur la table, ce vendredi. Une réunion de plus de deux heures dont il est ressorti peu d'espoir, mais beaucoup de combativité.

175 emplois sont menacés : l'usine AGFA de Pont-à-Marcq doit fermer avant la fin de l'année 2020. Une réunion avait lieu ce vendredi en préfecture du Nord.
175 emplois sont menacés : l'usine AGFA de Pont-à-Marcq doit fermer avant la fin de l'année 2020. Une réunion avait lieu ce vendredi en préfecture du Nord. © Radio France - Cécile Bidault

"La mort de l'usine de Pont-à-Marcq était programmée" : c'est ce que dénoncent les syndicats d'AGFA. Ils étaient une petite centaine, réunis ce vendredi matin à Lille, devant la préfecture du Nord, tandis qu'à l'intérieur, des représentants de la direction du groupe, des syndicats et des élus étaient réunis pour évoquer la situation et l'avenir des 175 salariés.

Le site de Pont-à-Marcq est spécialisé dans l'offset, c'est à dire la fabrication de plaques en aluminium, qui permettent ensuite d'effectuer des impressions de documents en grande quantité. En juin dernier, la direction du groupe a annoncé sa fermeture, ainsi que celui de Leeds en Angleterre.

Ils nous ont assassinés

La CGT affirme avoir obtenu des documents montrant que le projet de fermeture remonte à deux ans déjà, et que dans l'intervalle, AGFA a transféré le savoir-faire nordiste à son partenaire chinois. Résultat : l'usine de Pont-à-Marcq est condamnée à fermer d'ici à la mi-novembre. D'où la colère de Jean-Michel Bar, représentant CGT, secrétaire du CSE : "on est sûrs aujourd'hui que ce n'est pas un problème économique, mais stratégique. Ils nous ont assassinés. Ils nous ont laissé aucune chance. Si on l'avait su avant, on aurait formé les jeunes et les moins jeunes, pour les préparer. On était un site d'excellence, même l'excellence on peut la mettre dehors".

Jean-Michel Bar, représentant CGT, secrétaire du CSE chez AGFA

Condamnés sans procès

Daniel et Jean-Claude, entrés ensemble chez AGFA il y a 38 ans, sont inquiets : "on ne dort plus. On pense aux licenciements, peut-être qu'on va sombrer dans la dépression. Se retrouver seuls, après tout ce qu'on a vécu pendant 38 ans, ce n'est pas évident. On a été condamnés sans procès. A la moindre étincelle, ça peut partir en vrille".

ECOUTEZ : l'inquiétude des salariés d'AGFA Pont-à-Marcq

Soutien des salariés de Cargill

Des salariés de l'usine Cargill d'Haubourdin sont venus soutenir leurs collègues d'AGFA ce vendredi. Eux sont sur le coup d'un plan social qui va aboutir à la suppression de la moitié des postes. Selon un délégué CGT, le gouvernement devrait empêcher ces grandes entreprises de licencier, surtout en ces temps de crise sanitaire : "on a un plan de relance où on veut relocaliser des emplois. Avant de relocaliser, il faut maintenir ces emplois en France, que veulent détruire les multinationales".

La direction d'AGFA a refusé de répondre à nos questions.

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