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Économie – Social DOSSIER : Le combat des salariés de GM&S Industry pour sauver leurs emplois en Creuse

L'usine GMS, devenue LS Industrie, tourne toujours au ralenti

lundi 30 octobre 2017 à 18:22 Par Hugo Charpentier, France Bleu Creuse

Il y a quarante jours, les premières lettres de licenciement arrivaient dans les boites aux lettres des 156 salariés licenciés. Aujourd'hui, il reste 120 ouvriers mais l'activité tarde à reprendre son rythme de croisière.

La Souterraine Industrie remplace GMS
La Souterraine Industrie remplace GMS © Radio France - Hugo Charpentier

La Souterraine, France

De l’extérieur, les traces laissées par dix mois de lutte ont disparu. Sur les façades, les inscriptions taguées par des salariés ont été recouvertes d'une épaisse couche de peinture. A l'entrée, le panneau "GMS" a été remplacé par trois autres lettres, "LSI", pour La Souterraine Industrie le nouveau nom de l'entreprise creusoise. Un changement de décor trompeur car à l’intérieur des ateliers, rien a vraiment changé.

13 machines sur 15 toujours à l’arrêt

José, par exemple, est bien à son poste de soudeur mais il ne travaille pas. "C'est calme, il n'y a rien, juste une ou deux machines qui fonctionnent. On se demande si Alain Martineau voulait vraiment reprendre cette usine, on se pose des questions" Dehors, seul Didier rompt le silence au volant de son chariot élévateur. "Moi ça fait 36 ans que je suis dans la société, j'ai vécu toutes les reprises et c'est la première fois que je vois ça. Et puis on est seuls, on voit personne de la direction, on est livrés à nous-mêmes".

Des salariés dans le doute

Un motif d'espoir tout de même pour les 120 salariés : l'attribution la semaine dernière d'un numéro de SIRET, sorte de plaque d'immatriculation pour entreprise qui permet notamment de passer commandes et de répondre aux appels de clients. Une situation délicate qui inquiète profondément Gilbert, salariés du site depuis 35 ans.

"De tous les plans de reprise qu'on a connu, c'est la première fois que ça ne repart pas. je ne sais pas ce que compte faire Alain Martineau. Mais nous, on se pose des questions" Gilbert, 35 ans de boîte.

Gilbert, 35 ans de boîte.