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L'usine Maxam à Mazingarbe, une bombe à retardement?

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Par , France Bleu Nord

L'usine Maxam de Mazingarbe, dans l'ancien bassin minier du Pas-de-Calais, a été placée en liquidation judiciaire le 13 janvier dernier. Une usine chimique classée Seveso seuil haut qui produisait du nitrate d'amonium. Les assurances arrivent à échéance et le site n'est toujours pas sécurisé.

L'usine produisait du nitrate d'amonium, le produit qui avait provoqué les explosions d'AZF à Toulouse et celle du port de Beyrouth
L'usine produisait du nitrate d'amonium, le produit qui avait provoqué les explosions d'AZF à Toulouse et celle du port de Beyrouth © Radio France - Claire Mesureur

Quand le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire de l'usine, il a confié aux 72 salariés la mise en sécurité du site. Il restait alors plus de 1000 tonnes d'amoniaque dans la "sphère", une énorme cuve en forme de ballon. Sans compter les produits toxiques stockés sur place.

Et c'est une vraie bombe à retardement que tentent actuellement de neutraliser les salariés. L'usine était la dernière en France à fabriquer du nitrate d'amonium, c'est le nitrate d'amonium qui avait provoqué la terrible explosion d'AZF à Toulouse en 2001 et celle du port de Beyrouth l'année dernière. Autant dire que l'enjeu environnemental est considérable.

Or les salariés qui ont pris en charge la vidange de la cuve d'amoniaque sont conscients qu'ils ne viendront pas à bout de leur mission dans les délais qui leur ont été impartis. "On a pris du retard, constate Olivier Bouchez chef de fabrication, à cause d'incidents imprévisibles et parce-que nous ne disposons pas de suffisamment de camions pour le dépotage".

Ecouter: Olivier Bouchez est responsable de fabrication

Ils poursuivent pourtant leur mission mais sans aucune garantie quant aux primes de licenciements auxquelles ils pourront prétendre. Les négociations sont toujours en cours mais l'actionnaire espagnol joue la politique de la "chaise vide" même lors des réunions organisées par le préfet.

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Les salariés ont par ailleurs découvert que les polices d'assurance du groupe Maxam arrivent à échéance. L'actionnaire s'est engagé à les renouveler "mais tant que nous n'aurons pas les contrats entre les mains, nous ne retournerons pas sur le site" affirme Stéphane Hugueny, représentant du personnel. "Nous avons déjà pris trop de risques".

Au total ce sont une dizaine de communes autour de Mazingarbe qui seraient impactées par un accident industriel, soit plus de 100 mille habitants.

Ecouter: le reportage de Claire Mesureur

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