Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

L'usine Toray d'Abidos en grève illimitée pour soutenir un collègue sanctionné

-
Par , France Bleu Béarn Bigorre

C'est une sanction qui ne passe pas. Celle adressée par la direction de l'usine Toray d'Abidos, ce vendredi, à l'un de ses salariés pour une erreur. En réponse, 90 % des ouvriers du service de production se sont mis en grève le soir même, dénonçant une "sanction disproportionnée".

La CGT a appelé ce vendredi à une grève illimitée à l'usine Toray d'Abidos.
La CGT a appelé ce vendredi à une grève illimitée à l'usine Toray d'Abidos. © Radio France - Julien Penot

Posté devant les grilles de l'usine Toray, à Abidos, à l'ouest de Pau, Timothée Esprit range ses affiches de la CGT. Le délégué syndical appelle à une grève illimitée pour faire plier la direction suite à un blâme envoyé à l'un de ses collègues : "On ne laissera pas faire une direction qui s'amuse à sanctionner des gens pour des faits aussi mineurs."

Appel à une grève illimitée

Pour se faire entendre, trois des cinq unités de production se sont mises à l'arrêt. "Dans le bras de fer, ils vont être perdant, ils vont perdre des millions. Il faut qu'ils comprennent qu'on ne peut pas s'amuser avec la vie des gens", ajoute Timothée Esprit. Une trentaine de salariés se sont rassemblés vendredi soir et une autre action a eu lieu ce samedi entre midi et 14 heures. Sur les quelque 200 salariés du service de production, 90% ont suivi l'appel à la grève selon le syndicaliste. Ils veulent le retrait de cette sanction adressée à un salarié avec dix-sept ans de carrière derrière lui.

Un simple avertissement se défend la direction

De son côté, l'entreprise, spécialisée dans la fibre de carbone, écarte la notion de blâme. "C'est une simple lettre d'avertissement, il n'a même pas été mis à pied", déclare Cédric Abad, directeur juridique des ressources humaines de Toray. La perte de production entraînée par cette faute opératoire n'a pas encore été évaluée. 

Les délégués du personnel et la direction vont se rencontrer ce lundi 30 septembre, à 11 heures. Si rien ne change, la CGT promet d'autres actions. Déjà en juillet 2017, le syndicat avait dénoncé le licenciement abusif d'un autre salarié de l'usine Toray, sur le site du Lacq. Malgré une grève d'une semaine, la direction l'avait quand même remercié en acceptant tout de même de lui financer une formation. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess