Économie – Social

La braderie du Mans considérablement réduite pour des raisons de sécurité

Par Bertrand Hochet, France Bleu Maine lundi 22 août 2016 à 18:21

La braderie du Mans attire habituellement environ 100.000 visiteurs (Archive 2015)
La braderie du Mans attire habituellement environ 100.000 visiteurs (Archive 2015) © Radio France - France Bleu Maine

Le rendez-vous est bien maintenu, le samedi 10 septembre prochain. Mais son périmètre se limite aux seules rues piétonnes du centre-ville. Le nombre de vendeurs sera au moins divisé pas deux puisque les particuliers et les commerçants non-sédentaires sont interdits, cette année, de braderie.

La sécurité avant tout. Pour faire face à la menace terroriste, suite notamment à l’attentat de Nice le 14 juillet dernier, la préfecture de la Sarthe a demandé à la Ville du Mans de limiter la braderie, cette année, aux seules rues piétonnes du centre-ville. Principale conséquence : les particuliers ne pourront pas y participer. Les quelque 200 habitants qui avaient payé un droit de place en fonction de la longueur de leur stand seront remboursés.

Deux fois moins de vendeurs

Les commerçants non sédentaires sont également interdits de braderie. Ils étaient de toute façon de moins en moins nombreux au fil des années, d'après la mairie du Mans. Finalement seuls les commerçants du centre-ville pourront installer un stand devant leur boutique. Ce qui fera, en tout, une bonne moitié de vendeurs en moins par rapport aux éditions précédentes.

Uniquement dans les rues piétonnes

Le périmètre de la braderie est par conséquent considérablement réduit. Il n’y aura pas de vendeur place de la République, ni place des Jacobins, ni place des Comtes du Maine, ni sur l'avenue Gambetta. Seules les rues piétonnes du centre-ville seront concernées, c'est à dire principalement la rue de la Perle, la rue de Bolton, le haut de la rue Nationale et la rue des Minimes qui sera d'ailleurs barrée par un gros bac de fleurs côté préfecture pour éviter le passage de tout véhicule.

La sécurité est également renforcée. En plus des policiers nationaux et municipaux et des militaires, la préfecture a demandé à la Ville d'engager des vigiles de sociétés privées.