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La Caisse d'Épargne veut tester les "conseillers indépendants" en Bretagne et Pays de Loire

La Caisse d'Épargne Bretagne-Pays de Loire va expérimenter un nouveau concept : le conseiller indépendant, dans les zones les moins desservies, à partir du mois de juin.

Caisse d'Epargne (illustration)
Caisse d'Epargne (illustration) © Maxppp - Alex Baillaud

C'est nouveau, c'est un test, et ça devrait être mis en place au mois de juin : La Caisse d'Épargne va tester un modèle de "conseiller indépendant local, mandataire exclusif de la Caisse d'Épargne" en Bretagne et Pays de Loire. La maison mère, la BPCE a donné son accord. 

"Cette option pourrait nous permettre de _conserver notre empreinte territoriale lorsque nous ne pourrons plus maintenir une agence_", voire "d'installer notre enseigne là où nous ne sommes pas présents", peut-on lire dans un document présenté fin janvier en conseil économique et social et que l'AFP s'est procuré. La banque dit avoir du mal à fidéliser ses collaborateurs, alors que la "présence granulaire en milieu rural de plus en plus coûteuse." Il ne sera pas forcément possible auprès de ces conseillers de retirer de l’argent liquide ou de déposer un chèque, mais plutôt de souscrire un crédit ou de faire des placements. Et la banque ne garantit pas qu’elle maintiendra les distributeurs automatiques de billets.

D'anciens salariés de la Caisse d'Epargne

Le conseiller serait à la tête d'une SAS, société anonyme par actions simplifiée, il devrait avoir au moins trois agréments pour distribuer des produits de banque et avoir obtenu un ou plusieurs diplômes reconnus. Il devrait aussi avoir de l'expérience : deux ans comme cadre dans une banque ou chez un assureur ou bien un stage de 150 heures "auprès d'un organisme de formation ou d'autres acteurs du secteur."

Mais plus réellement, la direction explique que ces conseillers seraient en fait d'anciens salariés qui quitteraient leur poste pour devenir indépendant. 

Le client va être rhabillé pour l'hiver

Principe que ne peut entendre Frédéric Guyonnet, président du Syndicat national des banques et du crédit - CFE/CGC : "Un auto-entrepreneur va être payé à la commission. Le client va être rhabillé pour l'hiver. On va s'éloigner de plus en plus du conseiller de clientèle pour se rapprocher du vendeur qui va être là pour refourguer des produits !"

Sylvaine Couturier, coordinatrice CFDT pour le groupe Banque Populaire Caisse d'Épargne estime que cela permettrait à la banque de rester présente dans certaines zones. Mais quelles garanties pour l'emploi ? "On nous le présente en modèle complémentaire du modèle existant. Mais qu'est-ce qui nous dit que par la suite ce ne sera pas un modèle de substitution et que tous les salariés deviendront travailleurs indépendants, auto-entrepreneurs ?"

Le projet est entre les mains du régulateur bancaire.

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