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Économie – Social

La centrale de Cordemais ne fermera pas forcément en 2022

vendredi 11 janvier 2019 à 12:14 Par Antoine Denéchère, France Bleu Loire Océan et France Bleu Armorique

L'intersyndicale d'EDF, opposée à la fermeture de la centrale à charbon de Cordemais, parle d'une "première étape importante". François de Rugy ministre de la transition écologique annonce que la centrale, qui alimente la Bretagne, pourrait finalement fonctionner après 2022, sous conditions.

Centrale à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique)
Centrale à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique) © Maxppp -

Cordemais, France

François de Rugy a reçu ce jeudi l'intersyndicale de la centrale EDF de Cordemais, situé sur l'estuaire de la Loire, en Loire-Atlantique. Le ministre de la transition écologique et solidaire, accompagnée de la secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon, a expliqué que le site ne fermera pas forcément en 2022 s'il remplit certaines conditions.

Satisfaction des syndicats de Cordemais

Pour Gwenaël Plagne, de la CGT EDF à Cordemais, présent à cette réunion à Paris, cette annonce est "une première étape importante" dans le combat contre la fermeture des centrales à charbon en France, annoncée par le président Emmanuel Macron, d'ici 2022. 

La centrale pourrait ne pas fermer en 2022

La centrale de Cordemais est-elle sauvée ? Gwenaël Plagne dit qu'il ne faut "pas aller jusque-là". Mais le syndicaliste rappelle que jeudi, "avant l'entrée dans cette réunion, le gouvernement avait encore comme objectif de fermer toutes les centrales à charbon en 2022". Gwenaël Plagne, interrogé sur France Bleu Loire Océan, estime qu'"à la sortie, sous certaines réserves, c'est-à-dire si on utilise moins de 20% de charbon dans le combustible, et en fonction des besoins pour le réseau électrique national, _le gouvernement autorise à ce qu'on poursuive l'activité au-delà de 2022_." 

Pour Gwenaël Plagne, "c'est une bonne nouvelle, c'est quand même un verrou qui vient de sauter et qui permet d'entrevoir le reste. Le ministre a accepté car il est confronté au principe de réalité : depuis mardi soir, les agents grévistes de Cordemais sont réquisitionnés pour fournir de l'électricité pour le grand ouest car la situation est extrêmement tendue en raison de la toute petite vague de froid actuelle dans la région." 

Cordemais, une centrale indispensable à la France ?

Le réseau de transport d'électricité RTE précise, dans un communiqué publié ce jeudi, que cette réquisition est exceptionnelle et due à la fermeture temporaire, du 10 au 15 janvier, de plusieurs réacteurs de la centrale nucléaire de Flamanville, dans la Manche. Mais pour Gwenaël Plagne, de la CGT, "les ministres sont _bien obligés de reconnaître que la centrale de Cordemais a un rôle indispensable sur le réseau_. Et donc il faut étudier, par le projet Ecocombust, la poursuite de l'activité au-delà de 2022."

Ecocombust est un projet de reconversion, mené par EDF et soutenu par les syndicats et les collectivités locales, des deux unités charbon de Cordemais en unités de biocombustion. Il s'agit de produire de l’électricité en brûlant des "déchets verts". Des essais sont en cours pour en tester la fiabilité.