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Économie – Social

La centrale de Gravelines veut s'éviter une panne électrique, en cas d'accident nucléaire

mardi 31 juillet 2018 à 2:05 Par Matthieu Darriet, France Bleu Nord et France Bleu

Tirant les leçons de l’accident de Fukushima, Edf installe d’énormes groupes électrogènes, pour alimenter en électricité chacun des six réacteurs de la centrale de Gravelines. Ces diesels d’ultime secours représentent un investissement de près de 250 millions d'euros.

Quatre des six Diesels d'ultime secours (DUS) sont construits à l'ouest de la centrale nucléaire de Gravelines.
Quatre des six Diesels d'ultime secours (DUS) sont construits à l'ouest de la centrale nucléaire de Gravelines. © Radio France - Matthieu Darriet

Gravelines, France

Chaque réacteur de la centrale nucléaire de Gravelines dispose d’au moins deux systèmes qui permettent de les alimenter en électricité en cas de souci. Les diesels d'ultimes secours (DUS), dotés de trois jours d‘autonomie, sont donc une sécurité en plus, explique Alain Gobert, le directeur technique de la centrale  : "l'importance des sources électriques est revenue à la lumière de tous les exploitants de centrale, après Fukushima. On a souhaité avoir une ligne de défense supplémentaire, au cas où nous perdrions à la fois le réseau électrique et les diesels de sauvegarde que nous avons déjà."

Il faut de l'électricité pour pouvoir amener de l'eau sur nos réacteurs et les refroidir pour prévenir toute fusion. Alain Gobert, directeur technique de la centrale.

A l'intérieur des six bâtiments construits, il y a un gros moteur diesel alimenté par une réserve de 120 tonnes de fioul, pour trois jours d'autonomie. - Radio France
A l'intérieur des six bâtiments construits, il y a un gros moteur diesel alimenté par une réserve de 120 tonnes de fioul, pour trois jours d'autonomie. © Radio France - Matthieu Darriet

Ce sont donc six bâtiments qui ont été construits des deux côtés de la centrale. A l’intérieur, il y a un gros moteur, avec sa réserve de 120 tonnes de fioul, raconte Jacques Timmerman, le responsable du chantier : "les technologies qui sont employées pour le groupe électrogène sont des technologies mécaniques largement éprouvées, notamment dans le domaine maritime. Les moteurs ont été adaptés à nos besoins, avec une conception assez facile à entretenir, et qui est relativement robuste."

Les bâtiments de ces diesels d'ultime secours disposent de portes étanches -comme dans un sous-marin - et résistantes au souffle, en cas d'explosion au terminal méthanier voisin. - Radio France
Les bâtiments de ces diesels d'ultime secours disposent de portes étanches -comme dans un sous-marin - et résistantes au souffle, en cas d'explosion au terminal méthanier voisin. © Radio France - Matthieu Darriet

Les armatures en béton de ces bâtiments sont posées sur des ressorts anti-tremblements de terre, à trois mètres au-dessus du niveau de la mer, pour résister aux inondations, avec des portes étanches et résistantes au souffle, en cas d’explosion au terminal méthanier voisin.