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Économie – Social

La centrale thermique de Richemont sera entièrement détruite le 22 juillet

mercredi 20 juin 2018 à 18:46 Par Jordan Muzyczka, France Bleu Lorraine Nord

Le 22 juillet, il ne restera définitivement plus rien de l'ancienne centrale thermique de Richemont. Les deux derniers bâtiments encore debout vont être détruits par détonation. Le site doit être réhabilité d'ici 2020 pour accueillir d’éventuelles nouvelles entreprises.

George Bos, le directeur de cabinet du préfet de Moselle et Rémi Touret,  directeur du centre de post-exploitation EDF devant les bâtiments 4 et 5 qui seront détruits le 22 juillet.
George Bos, le directeur de cabinet du préfet de Moselle et Rémi Touret, directeur du centre de post-exploitation EDF devant les bâtiments 4 et 5 qui seront détruits le 22 juillet. © Radio France - Jordan MUZYCZKA

Richemont, France

Vous n’apercevrez plus depuis l'autoroute A31 le bâtiment de 45 mètres de haut et de 94 mètres de long qui trône à côté de Richemont, entre Metz et Thionville.

Le propriétaire du site de 52 hectares, EDF va définitivement détruire ce qui fut une centrale thermique pouvant fournir de l'électricité pour une ville de 500 000 habitants. Les détonations retentiront le 22 juillet, à 9h 15.

Les bâtiments 4 et 5 seront détruits à coup d’explosifs le 22 juillet. - Radio France
Les bâtiments 4 et 5 seront détruits à coup d’explosifs le 22 juillet. © Radio France - Jordan MUZYCZKA

Sous l'égide de la préfecture de Moselle, un important dispositif est mis en place pendant 20 minutes: de 9h 05 à 9h 25, dans un rayon de 300 mètres autour du site, toute circulation sera interdite. Cela signifie la fermeture provisoire de l'A31, des voies navigables ou des pistes cyclables. Pour se faire, les gendarmes vont surveiller 17 points de contrôle.

Un dispositif important mais nécessaire explique George Bos, le directeur de cabinet du préfet du département: "On a un risque par rapport à l'explosion dans le périmètre; et dans le cas de l'autoroute, on a un risque d'attirer l’œil des conducteurs qui passent par là et donc de commettre un accident. C'est aussi un problème de poussières, qui pourraient obscurcir l'autoroute pendant quelques instants".

De son côté Rémi Touret, le directeur du centre de post-exploitation pour EDF, tient à rassurer: "Les structures ont été lavées pour éviter une accumulation de poussières, il y aura aussi un dispositif d’aspersion d'eau, grâce à des tuyaux, pour plaquer les particules au sol".

Des tranchées sont creusées pour atténuer les vibrations que l'on pourra ressentir", Rémi Touret, le directeur du centre de post-exploitation pour EDF

Le bruit devrait être "similaire à celui d'un feu d'artifice", grâce à une synchronisation différente, et non pas au même moment, des explosifs. Les bases ont également déjà été affaiblies pour que la structure s'effondre plus facilement.

La ferraille, environ 15 000 tonnes, est découpée et fondue pour être transformée en poutrelles métalliques. Le béton, environ 40 000 tonnes, est concassé et réutilisé sur le terrain pour le rendre plat 

La réhabilitation de l'ancienne centrale thermique de Richemont, en chiffres. - Aucun(e)
La réhabilitation de l'ancienne centrale thermique de Richemont, en chiffres. - EDF

Les 52 hectares doivent, si nécessaires, être dépollués. La fin des chantiers est prévue pour 2020. Le coût des travaux, débutés en 2007, est estimé entre 40 à 50 millions d'euros.

Mais l'aventure ne s'arrête pas là pour la centrale thermique, construite dans les années 50, qui employait 500 personnes, et qui a participé aux grandes heures de l'acier lorrain (à l'époque, l'acier lorrain représentait plus du tiers de l'acier produit en France). EDF a entamé des discussions avec des entreprises pour qu'elle s'implantent en périphérie de Richemont, et que les lieux ne deviennent pas une friche. L'établissement public gère la reconversion d'une trentaine d'anciennes centrales thermiques en France.