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Économie – Social

La CGT et FO appellent les transporteurs routiers à la grève à partir de dimanche soir

mardi 4 décembre 2018 à 20:43 - Mis à jour le mercredi 5 décembre 2018 à 7:12 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Les routiers sont à leur tour appelés à se mobiliser à partir de dimanche soir, 22h, pour une durée indéterminée. Qualifiant de "miettes" les mesures annoncées par le Premier ministre ce mardi, la CGT et FO appellent les professionnels du secteur à se mettre en grève pour leur pouvoir d'achat.

Manifestation de routiers à Clermont-Ferrand (Auvergne-Rhône-Alpes) en 2015
Manifestation de routiers à Clermont-Ferrand (Auvergne-Rhône-Alpes) en 2015 © Maxppp - Richard BRUNEL

Les fédérations CGT et FO du secteur du transport routier ont appelé à la grève à partir de dimanche soir 22h et pour une durée indéterminée, rapporte l'AFP ce mardi.

Qualifiant de "miettes" les mesures annoncées par le Premier ministre, les deux syndicats appellent à se mobiliser pour le pouvoir d'achat.

Une décision du Conseil d'État sur les heures supplémentaires en cause 

FO et la CGT sont par ailleurs mécontents d'une récente décision du Conseil d'État qui a annulé les dispositions d'un décret de 2016 fixant des majorations de 25% et 50% aux heures supplémentaires des chauffeurs routiers. Les deux fédérations réclament "une réunion en urgence" au ministère des Transports.

"Nous sommes persuadés que depuis la décision du Conseil d'Etat, le verrou des heures supplémentaires majorées a sauté pour le transport routier de marchandises", ajoutent les syndicats. Le ministère des Transports a immédiatement réagi : "Les deux organisations syndicales concernées prennent un mauvais prétexte pour lancer un appel à une grève qui n'a aucune raison d'être", affirme-t-il dans un communiqué, alors que le gouvernement est englué dans le conflit des gilets jaunes.

Pour le ministère, le décision du Conseil d'État ne change rien

La décision du Conseil d'Etat, ramenant à 10% les majorations des heures supplémentaires des routiers, leur ferait "perdre entre 300 et 1.200 euros par mois", avait déclaré lundi à l'AFP Patrice Clos, secrétaire général de FO Transports et Logistique. En début de semaine, le ministère avait affirmé à l'AFP que cette décision, datée du 28 novembre et annulant un décret du 17 novembre 2016, "n'aura aucune conséquence et ne change rien en pratique". "Elle était attendue pour des raisons juridiques et avait été parfaitement anticipée par le gouvernement", selon le ministère.  "Un article du projet de loi d'orientation des mobilités (article numéro 42), qui vient d'être présenté en Conseil des ministres, prévoit de sécuriser la primauté de l'accord de branche pour déterminer les taux de majoration des heures supplémentaires. Cela restera donc toujours l'accord de branche qui s'appliquera en la matière, aujourd'hui comme demain", a expliqué le ministère.  C'est ce qu'a confirmé la ministre dans un courrier aux organisations patronales et syndicales du secteur en date du 4 décembre.