Économie – Social

La CGT et le directeur de l'imprimerie Rivet à Limoges unis dans un même combat contre le fisc

Par Françoise Ravanne, France Bleu Limousin et France Bleu lundi 12 décembre 2016 à 16:23 Mis à jour le lundi 12 décembre 2016 à 18:34

Les salariés de l'imprimerie Rivet rassemblés devant leur entreprise en zone nord à Limoges
Les salariés de l'imprimerie Rivet rassemblés devant leur entreprise en zone nord à Limoges © Radio France - Françoise Ravanne

Les 80 salariés de l'imprimerie Rivet, à Limoges, ont débrayé ce lundi matin pour dénoncer "l'acharnement" du fisc à l'égard de leur entreprise. L'administration réclame 1,2 millions d'euros, dans le cadre d'un redressement fiscal. Une injustice qui met en péril les emplois, disent les salariés.

En se rassemblant devant leur entreprise ce lundi matin et en débrayant une partie de la matinée, les salariés, accompagnés du directeur de l'imprimerie Rivet, ont voulu exprimer leurs inquiétudes, mais aussi faire pression sur l'administration fiscale. Elle demande à l'entreprise de rembourser plus d'un million d'euros, pour ne pas avoir appliqué le bon taux de TVA pour l'activité portage, autrement dit la livraison des journaux ou magazines que l'imprimerie Rivet assure elle-même, en plus de ses activités de composition, façonnage et impression.

Nous sommes dans notre droit et nous allons le prouver" - Le directeur de l'entreprise

"Nous appliquons le taux de TVA restreint concédé au secteur du livre, car le portage est partie intégrante de notre production et non une activité à part", explique Christian Sirieix , le directeur de l'entreprise. Et le représentant du personnel CGT ajoute que le droit européen, comme le droit fiscal, leur donnent raison.

L'entreprise a fait une nouvelle requête en justice et elle compte bien prouver sa bonne foi en apportant les réponses nécessaires, car c'est vrai qu'il en va de l'avenir de 80 salariés mais aussi du journal l'Echo, imprimé à l'entreprise Rivet Presse Edition. Des salariés du quotidien régional s'étaient d'ailleurs joints au rassemblement, mais aussi des anciens salariés de l'imprimerie aujourd'hui à la retraite. Une imprimerie dont 80 % de la production est destinée au mouvement social et à la CGT, ce qui fait dire au représentant du personnel Arnaud Raffier que "dans un contexte de discrimination syndicale, on veut casser le moyen d'expression de la CGT".