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Économie – Social

La CGT Isère appelle le président de la République à répondre à "l'urgence sociale"

mercredi 28 novembre 2018 à 8:46 Par Antoine Loistron et Nicolas Crozel, France Bleu Isère

En 1978, la CGT tenait son congrès à Grenoble. 40 ans après, le syndicat a perdu de son influence. Mais son secrétaire départemental, Nicolas Benoit, veut poursuivre les combats et appelle à protester pour une hausse du pouvoir d'achat en plein conflit sur les "gilets jaunes".

Nicolas Benoit, secrétaire départemental de la CGT-Isère
Nicolas Benoit, secrétaire départemental de la CGT-Isère © Radio France - Antoine Loistron

Isère, France

« Il y a une colère vis-à-vis des réformes » et Nicolas Benoit entend bien la faire entendre. Le secrétaire départemental de la CGT en Isère s’inquiète qu’il y ait « moins de droits pour les salariés et pour leurs représentants ». Qualifiant une nouvelle fois Emmanuel Macron de « président des riches », il rappelle que les bénéfices des entreprises du CAC 40 étaient de l’ordre de 94 milliards d’euros l’an dernier, tandis que les Français « sont inquiets à propos de leur pouvoir d’achat ».

Nicolas Benoit sur france Bleu Isère

C’est justement ce que la CGT veut défendre en appelant à manifester ce samedi jour de mobilisation des gilets jaunes. « Il faut répondre à la colère des retraités qui veulent une revalorisation de leur pension. Il faut aussi une revalorisation du Smic et une hausse des salaires », demande Nicolas Benoit.

Il espère instaurer un nouveau rapport de force, une idée qui n'est pas nouvelle. Selon lui, le congrès de la CGT en Isère il y a 40 ans « portait l'esprit du syndicalisme rassemblé et posait la question de savoir comment on faisait le rapport de force vis-à-vis du patronat ». 

Le secrétaire départemental de la CGT estime que le mouvement des gilets jaunes « est en lien avec des revendications que nous portons depuis longtemps ». « La CGT est favorable à la lutte de partout », explique-t-il.

"Il ne faut pas mettre en concurrence le défi énergétique avec les besoin sociaux" - Nicolas Benoit, secrétaire départemental de CGT-Isère

Nicolas Benoit marque aussi son désaccord avec les mesures annoncées hier par le président de la République qu'il qualifie de « monarque du libéralisme ». Selon lui, la priorité est de répondre à « l’urgence sociale qui est immédiate. On ne peut pas parler du reste ( l'urgence environnementale ) si on ne parle pas de l’urgence sociale », prévient-il. 

Il craint aussi que la « dépendance énergétique soit forte vis-à-vis des autres pays » si le pays s'engage comme annoncé hier vers la sortie du nucléaire et la fermeture de quatorze réacteurs d'ici 2030. Assez d’éléments, selon lui, pour appeler à la grève la semaine prochaine dans les ports et les terminaux gaziers.