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Économie – Social

La "clause Molière" est plutôt bien accueillie sur les chantiers ligériens

mercredi 29 mars 2017 à 21:37 Par Tanguy Bocconi, France Bleu Saint-Étienne Loire

En Auvergne-Rhône-Alpes, 15% des entreprises du bâtiment emploient jusqu'à 30 000 travailleurs détachés. Une concurrence déloyale pour la Région qui veut privilégier la main d’œuvre locale en imposant l'usage du français sur les chantiers. Une mesure assez favorablement perçue par le secteur du BTP.

Un chantier de réhabilitation de bâtiment à St Etienne
Un chantier de réhabilitation de bâtiment à St Etienne © Radio France - Marc Van Torhoudt

Loire, France

La 8e édition de la journée de la Prévention débute ce jeudi. Organisée par la Fédération Française du Bâtiment, elle s'adresse à tous les salariés, aux chefs d’entreprise mais également aux jeunes en apprentissage. Objectif : sensibiliser les ouvriers aux gestes de sécurité à appliquer au quotidien. Parmi les nombreuses recommandations, la bonne communication entre les travailleurs figure en bonne place. Justement, c'est une des raison invoquées pour l'application de la "clause Molière", promue notamment par Laurent Wauquiez sur les chantiers attribués par la Région Auvergne-Rhône-Alpes: la réglementation impose aux ouvriers de posséder un niveau de français minimum pour pouvoir communiquer facilement sur leur lieu de travail.

La "clause Molière" : impératif de sécurité ou mesure anti-travailleurs détachés ?

Pour Jacques Forest président de la CAPEB, la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment dans la Loire, cette mesure va dans le bons sens: "C'est une bonne clause pour lutter contre la concurrence déloyale des travailleurs détachés qui sévit dans notre secteur. C'est important aussi en matière de sécurité: quand il y a plusieurs corps de métiers qui travaillent en même temps sur un chantier, il y a des règles à respecter et des consignes à intégrer. Si elles ne sont pas comprises, cela peut être très dangereux !".

"C'est une clause nécessaire pour la sécurité sur les chantiers" -Jacques Forest, président de la CAPEB 42

Sur les chantiers de St Etienne, cette "clause Molière" semble également bien accueillie... Patrick travaille pour l'entreprise Cherpin sur une réhabilitation de bâtiment industriel: "Je suis favorable à ce que l'on parle tous la même langue sur le chantier, il faut qu'il y ait des contrôles au moment de l'embauche. Quand on travaille en hauteur, si mon collègue de travail ne comprend pas qu'il faut s'attacher ou que je vais découper un élément qui va tomber, on peut risquer l'accident". C'est une clause importante pour la sécurité."

Mais si certains ouvriers disent pouvoir se comprendre simplement par des gestes sans forcément devoir se parler, désormais un niveau de compréhension minimum est devenu obligatoire. Dans la Région Auvergne Rhône Alpes, cinq contrôleurs sont chargés de le vérifier. En cas d'infractions les chefs entreprises responsables pourraient devoir payer une sévère pénalité: jusqu'à 5 % du montant du marché...

"Clause Molière" et ouvriers du bâtiment: reportage sur un chantier stéphanois