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Économie – Social

La colère des parieurs hippiques face à la "grève PMU"

jeudi 9 août 2018 à 19:34 Par Fabien Fourel, France Bleu Paris et France Bleu

La colère dans les bar "PMU" face à une grève sans précédant. Les agents de maintenance chargés des réparations des bornes de paris hippiques ne répondent plus. Ils sont en grève contre PMU qui veut changer de prestataire.

Les bornes indisponibles
Les bornes indisponibles © Radio France - Fabien FOUREL

Paris, France

Rien ne va plus au PMU. Les salariés de l’entreprise chargée de la maintenance des bornes de paris hippiques sont en grève. Conséquence, le nombre de bornes opérationnelles diminue et les parieurs sont furieux. Écrans noirs, machines bloquées, pannes à répétition qui finissent par exaspérer les passionnés de course. Certains doivent changer de bar ou carrément renoncer à leur passe-temps favori. 

À l’origine de ces bugs et des demandes de réparations qui s'éternisent  : une grève entamée en juin de la société Odéolis et ses 310 salariés, dont de nombreux techniciens qui dépannent sept jours sur sept les fameuses machines. Les salariés ne veulent pas du changement de prestataire de PMU, qui choisit de faire confiance a partir de janvier 2019 à une nouvelle société basée à Nantes pour ses opérations de maintenance. 

J'adore les chevaux et les paris et quand je peux pas je suis un peu aigri ! Quand c'est indépendant des machines tant pis mais quand c'est juste à cause des machines ça fait un peu dérailler" - Anoir, un parieur 

Un conflit social en toile de fond

De son coté, l'inter-syndicale Odéolis comprend la colère des parieurs et gestionnaires, mais elle affirme ne pas avoir le choix. "C'est une question de survie pour l'entreprise. Si on perd nos contrats en décembre prochain, _c'est 30% de notre effectif qui doit disparaître_, une centaine de salariés et leur famille licenciés."

Jean-Louis Chaix, délégué FO poursuit en expliquant que PMU doit renoncer à changer de prestataire : "Cela fait 16 ans qu'on est fidèle à PMU et qu'on livre un service de qualité."

Les salariés poursuivent leur grève, deux mois après l'avoir entamée et ils ne comptent pas renoncer même si colère il y a. 

On ne lâchera rien et je pense que ça va durer jusqu'en décembre, à la fin du contrat" - Jean-Louis Chaix 

"On n'a pas le choix" Jean-Louis Chaix, délégué FO Odéolis

En attendant, Youssef gestionnaire d'un bar PMU dans le quinzième arrondissement de Paris, compte les clients qui désertent son établissement et les paris en moins. Il perd entre 1.500 et 2.000 euros par jour. La moitié de son chiffre d'affaire.

Les parieurs ne peuvent pas s'adonner à leur passe-temps  - Radio France
Les parieurs ne peuvent pas s'adonner à leur passe-temps © Radio France - Fabien FOUREL