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La commune d'Espelette victime d'une usurpation de son nom par une entreprise chinoise

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu

La mairie et le syndicat du piment ont appris qu'une gamme de boissons alcoolisées avait été commercialisée en Chine, sous la marque "Espelette". Une fraude pour laquelle ils ont engagé une procédure.

 L'entreprise en question aurait détourné le nom d'Espelette pour une gamme de boissons alcoolisées, en l'affichant en grand, comme on le voit sur une partie du visuel.
L'entreprise en question aurait détourné le nom d'Espelette pour une gamme de boissons alcoolisées, en l'affichant en grand, comme on le voit sur une partie du visuel. -

Jusqu'à présent, les seuls liens qu'Espelette entretenait avec la Chine, c'était grâce au panda. Des relations amicales, pour honorer la mémoire du père Armand David, prêtre ezpeletar qui fut le premier à décrire de manière scientifique l'animal il y a 150 ans. Jamais en revanche la commune n'aurait imaginé entamer un tel conflit. 

Le centre-ville d'Espelette
Le centre-ville d'Espelette © Radio France - Jacques Pons

En début d'année, une entreprise chinoise s'est mise à produire une gamme de boissons alcoolisées qu'elle a commercialisé sous le nom ... d'Espelette. C'est l'INAO, l'Institut national de l'origine et de la qualité, qui a alerté Dominique Saint-Martin, le président du syndicat du piment d'Espelette.

"Une entreprise qui fabrique des alcools a apparemment déposé le nom d'Espelette sur un de ses produits. Nous avons décidé, avec l'avocat de l'INAO, de stopper ce détournement du nom qui est nuisible aux consommateurs, c'est un produit qui n'a rien à voir avec notre piment d'Espelette et Espelette". La boisson en question ne contiendrait en effet pas une once de la célèbre épice.

L'utilisation de noms géographiques à des fins commerciales est de toute manière très encadrée par la loi, encore plus s'ils font référence à des appellations d'origine contrôlée (AOP), soumises à un cahier des charges bien spécifique.

Dominique Saint-Martin, président de l'AOP piment d'Espelette
Dominique Saint-Martin, président de l'AOP piment d'Espelette © Radio France - Jacques Pons

Une dizaine de procédures chaque année

Nous n'avons pas réussi à identifier cette entreprise chinoise qui s'est découvert un soudain intérêt pour le Pays basque. Elle n'est en tout cas pas la première à vouloir chiper son nom au village labourdin. Espelette a acquis une notoriété mondiale, son nom fait vendre et les tentatives d'usurpation se multiplient. Le syndicat du piment explique devoir gérer avec l'INAO une dizaine de procédures chaque année, contre des entreprises qui abusent du terme "piment d'Espelette". 

De son côté, le maire Jean-Marie Iputcha est aussi régulièrement alerté par l'INPI, l'Institut national de la propriété industrielle : "Chaque année, environ trois ou quatre marques ou magasins veulent mettre le nom d'Espelette sur leurs produits." Comme en témoigne cette photo prise dans un magasin à Paris.

 Assiettes vendues dans un magasin parisien
Assiettes vendues dans un magasin parisien -

"C'est un petit clin d'oeil, mais on joue avec l'image d'Espelette et ces produits-là n'ont rien à voir avec ce que nous faisons à Espelette. Chaque fois, c'est la mairie qui intervient pour refuser l'octroi de la nomination "Espelette", et il faut savoir aussi qu'à chaque fois, la mairie paye 400 euros."

Cette fois, les frais seront partagés avec le syndicat du piment, pour contrer ces velléités chinoises. Mais la procédure risque d'être longue, en ces temps de confinement.

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