Économie – Social

La confusion sexuelle au secours du vignoble bergeracois

Par Sophie Constanzer, France Bleu Périgord mercredi 2 avril 2014 à 11:16

Les viticulteurs ont posé des capsules dans les parcelles pour six mois.
Les viticulteurs ont posé des capsules dans les parcelles pour six mois. © Radio France - Sophie Constanzer

Les viticulteurs de Monbazillac testent une nouvelle technique pour lutter contre l'eudémis, un papillon ravageur qui dévore les vignes. La technique est simple : tromper monsieur papillon avec des phéromones femelles pour l'empêcher de se reproduire.

L'eudémis est un papillon malin capable de ravager des parcelles entières de vignes. Alors, les viticulteurs ont décidé d'être plus malins encore en utilisant une nouvelle technique pour lutter contre l'insecte. Le principe est simple, son nom : la confusion sexuelle. Diffuser des phéromones femelles pour que l'eudémis ne puisse plus trouver justement la femelle, et se reproduire dans les vignes. Les vignerons de la cave viticole de Monbazillac testent ce procédé chimique naturel pendant deux ans. 

La confusion sexuelle à la rescousse des vignerons de Monbazillac.

Il s'agit de capsules fabriquées par le groupe BASF, et qui contiennent des phéromones.  - Radio France
Il s'agit de capsules fabriquées par le groupe BASF, et qui contiennent des phéromones. © Radio France - Sophie Constanzer
Le procédé fait son apparition dans le vignoble de Monbazillac, mais il a déjà fait ses preuves dans d'autres vignobles français : en Champagne, ou en Alsace. Des vignobles qui ont certes plus de moyens que celui du bergeracois. Car la technique a un coût : 185 euros l'hectare. La cave de Monbazillac a donc du investir. Coût total donc : 40.000 euros pour 100 hectares de Monbazillac.