Économie – Social

La cour d'appel de Toulouse donne raison aux Molex

Par Stéphanie Mora, France Bleu Toulouse et France Bleu mardi 9 août 2016 à 14:55

Après la désillusion à Bordeaux, la justice toulousaine donne raison aux Molex
Après la désillusion à Bordeaux, la justice toulousaine donne raison aux Molex © Radio France

La cour d'appel de Toulouse a jugé que les Molex avaient été licenciés "sans cause réelle ni sérieuse". Dans le long feuilleton judiciaire qui oppose les anciens salariés de l'entreprise de connectique et leur direction, la décision de ce mardi est importante. Explications et réactions.

La cour d'appel de Toulouse a rendu son arrêt ce mardi.

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 Les Molex licenciés "sans cause réelle ni sérieuse"

Les anciens salariés attendaient deux réponses : leur licenciement était-il justifié ? Et partant de là, à quelles indemnités avaient-ils droit ? La cour d'appel a donc tranché le licenciement des salariés de Villemur-sur-Tarn en 2009 est jugé "sans cause réelle ni sérieuse" autrement dit injustifié sur le plan économique.

"La cour parle de légèreté blâmable de la part de Molex. Ce combat méritait d'être mené" Me Denjean avocat des Molex

La cour ordonne le versement de 7 millions d'euros d'indemnités à répartir entre les plaignants. Une somme qui sera versée par l'assurance de garantie des salaires, un système de solidarité alimenté par les cotisations patronales.

Un des anciens représentants syndicaux des Molex attendait "un signe de reconnaissance de la justice" après que la cour à Bordeaux, en décembre dernier,  n'a pas jugé que la maison mère américaine de Molex avait une responsabilité dans la fermeture du site haut-garonnais. La décision de la cour pourrait y ressembler. Malgré tout, à l'annonce de la décision de la cour d'appel, les ex Molex étaient un peu amers. Le niveau des indemnités allouées est plus bas que celui fixé par les Prud'hommes en première instance (7 millions d'€ contre un peu plus de 10). Jean-Jacques Pélissier président de l'association "Solidarité Molex": "C'est une victoire à la Pyrrhus. Ce n'est pas le groupe Molex qui va payer et ça, ce n'est pas normal. Ils s'échappent et puis voilà!"

"C'aurait été une victoire totale si Molex avait du payer, là cela laisse un goût amer" Jean-Jacques Pélissié, ex Molex.

Le liquidateur et l'Assurance de Garanties des Salaires ont désormais deux mois pour se pourvoir en cassation. La situation de tous les licenciés de Molex n'est pas encore réglée. Le sort de trois cadres et d'une vingtaine d'anciens représentants syndicaux reste encore à fixer. Les audiences sont fixées au début de l'année prochaine.

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