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La crise du coronavirus "intenable" pour les ostréiculteurs de Charente-Maritime

- Mis à jour le -
Par , France Bleu La Rochelle

Le chiffre d'affaires des ostréiculteurs de Charente-Maritime a chuté d'au moins 80% depuis le début de la crise sanitaire, d'après le Comité régionale de la conchyliculture. La quasi totalité de leurs points de vente habituels sont fermés mais les huîtres, elles, continuent de pousser.

Le chiffre d'affaires des ostréiculteurs est en chute libre depuis le début de la crise du coronavirus
Le chiffre d'affaires des ostréiculteurs est en chute libre depuis le début de la crise du coronavirus © Maxppp - XAVIER LEOTY

L'ostréiculture est un secteur durement frappé par la crise du coronavirus. Le chiffre d’affaires des ostréiculteurs de Charente-Maritime a chuté d’au moins 80% depuis le début de la crise, estime le CRC, le Comité régional de la conchyliculture. 

Coup dur pour les professionnels qui se remettaient à peine de l’épidémie de norovirus, le virus de la gastro entérite qui avait contaminé les huîtres au moment des vacances de Noël. C’est désormais le Covid-19 qui paralyse le commerce. Presque tous les points de vente traditionnels sont fermés.

Les exportations à l'arrêt

La dégustation dans les cabanes est interdite, les restaurants sont fermés et les grandes surfaces commandent peu. "La situation est intenable", estime Yann Bertin, ostréiculteur à La Tremblade. Pour la première fois en 25 ans, il ne fait quasiment aucune vente. 

D'habitude, on fait 30% de nos ventes à l'export, en sachant que notre principal client à l'étranger est l'Italie. Forcément, aujourd'hui, tout est arrêté. Et en France, nos ventes ont été divisées par deux, minimum. Pour nous, c'est très dur !

D’autant que la production ne s'arrête pas pour autant. Les huîtres continuent de pousser. Même invendues, elles ne meurent pas. "C'est la double peine", soupire Yann Bertin. Il se dit obligé de continuer à faire travailler les dix employés de son entreprise quarante heures par semaine puisque "si on s'arrête ne serait-ce qu'un mois, on aura deux à trois fois plus de travail à faire derrière".

Minimiser les pertes

En attendant d'être vendus, les stocks d'huîtres augmentent considérablement. Pour tenter de les écouler, Dominique Favier, ostréicultrice sur le bassin de Marennes-Oléron, a décidé de renforcer son système de livraison à domicile.

"Généralement, on ferme notre boutique à la fin du mois de mars, précise Dominique Favier. Mais cette année, nous avons décidé de la laisser ouverte", sans envisager pour l'instant de date de fermeture.

L'huître n'est pas un produit de première nécessité. Mais certaines personnes, des particuliers, ont l'habitude d'en manger toute l'année alors ils osent en commander pour se faire un petit plaisir.

Dominique Favier confie que ces commandes restent marginales. "Ça va de deux à trois douzaines, pour les plus petites commandes. Et jusqu'à dix douzaines, pour les plus grosses."

Des inquiétudes face à l'après-crise

Ce système de livraison à domicile ne permet pas d'écouler l'intégralité des stocks du printemps, reconnaît Dominique Favier. Alors une partie des huîtres sera remise en mer. L’autre sera gardée dans les parcs où elles risquent de grossir. "Et les gros coquillages se vendent beaucoup moins bien", confie tristement l'ostréicultrice.

Yann Bertin appréhende lui aussi "l'après-coronavirus". Il craint qu'une fois la crise sanitaire passée, tous les ostréiculteurs cherchent à vendre leurs stocks. "Le prix du marché de l'huître risque alors de s'effondrer."

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