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La crise sanitaire met le sport en danger selon l'économiste limougeaud Christophe Lepetit

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Par , France Bleu Limousin

Des salles de sport qui ferment, des matchs qui se jouent à huis-clos ou presque. La crise du coronavirus n'épargne pas le sport qu'il soit professionnel ou amateur. Les conséquences peuvent être lourdes pour Christophe Lepetit, économiste du sport, invité de France Bleu Limousin ce mercredi

 Christophe Lepetit est économiste au Centre du Droit et de l'Économie du Sport de Limoges
Christophe Lepetit est économiste au Centre du Droit et de l'Économie du Sport de Limoges - ©CDES

"Il faut avoir une grande inquiétude". Christophe Lepetit, l'économiste du Centre de Droit et de l'Économie du Sport à Limoges est péremptoire : la crise du coronavirus va grandement affecter le monde sportif. En particulier les petits clubs. "La crise du covid-19 va impacter très fortement les clubs sur la saison 2020-2021, en particulier au niveau du nombre d'adhérents que les clubs vont être en mesure d'accueillir". La baisse du nombre de licenciés est estimée à 25 % au niveau national dans les fédérations. Or les petits clubs se financent essentiellement par les licences de leurs adhérents rappelle Christophe Lepetit. 

Le basket et le rugby impactés

Aucune discipline ne sera épargnée. Même si "les disciplines de sport en salle sont plus exposées" précise l'économiste limougeaud. Respect des normes sanitaires oblige. Le recul du nombre de licenciés serait de 30 voire 35 % selon les disciplines d'intérieur. L'exemple flagrant cher aux Limougeauds est le basket pour lequel "c'est très compliqué " actuellement. Christophe Lepetit précise cependant que la crise n'épargne pas les sports de plein air, comme le rugby, sport de contact par excellence.

Un risque d'affaiblissement du sport

Autre aspect qui va grandement affecter le monde sportif : l'absence de spectateurs qui s'illustre bien en ce moment à Roland-Garros. Car la limitation de la jauge autorisée lors des internationaux de tennis aura des conséquences jusqu'au moindre club. "Roland-Garros représente 80 % des recettes de la Fédération Française de Tennis " explique Christophe Lepetit. Or l'argent récolté est ensuite redistribué dans les clubs. "Je pense que les dirigeants, la plupart bénévoles, des clubs ont des grosses inquiétudes sur le fait de pouvoir continuer à proposer des activités dans les territoires". Et d'ajouter : "en particulier dans les territoires ruraux où les clubs sont des vecteurs d'animations très importants". 

Christophe Lepetit parle donc d'un "modèle qui peut être ébranlé", qui rend pourtant de grands services, éducatifs, sur le plan de la santé, la citoyenneté. Et l'aide de l'État, "timide" selon lui pour l'instant, sera primordiale sans doute. "Si on affaiblit trop le sport on risque de remettre en cause ce service social qui génère un grand nombre d'économies pour le budget de la nation"

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