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La déprime de la filière aéronautique en Haute-Loire et dans la Loire

5.000 emplois en moins chez Airbus, l'annonce du géant de l'aviation est une inquiétude de plus pour le monde de l'aéronautique notamment dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Depuis mi-mars, les commandes sont en chute libre. Les sous-traitants de la filière cherchent à diversifier leurs activités.

L'annonce de suppression de 5000 emplois chez Airbus inquiète un peu plus encore le monde de l'aéronautique notamment dans la Loire et la Haute-Loire déjà très impacté par une crise depuis des mois.
L'annonce de suppression de 5000 emplois chez Airbus inquiète un peu plus encore le monde de l'aéronautique notamment dans la Loire et la Haute-Loire déjà très impacté par une crise depuis des mois. © Maxppp - Guillaume Horcajuelo

Depuis la mi-mars, le secteur de l'aéronautique est en chute libre : la réduction du trafic aérien avec le confinement, les ralentissements de cadences chez airbus avec la fin de l'A380... tout cela a fait très mal au secteur. Alors 5.000 emplois en moins chez Airbus, l'annonce inquiète encore un peu plus le secteur, notamment en Auvergne-Rhône- Alpes. Il faut dire que sur les 190 entreprises qui travaillent de près ou de loin pour le secteur dans la région, elles sont 90 à revendiquer d’être fournisseur ou sous-traitants du groupe Airbus et de toutes ses filiales.

C'est le cas Jet Cut, une société notamment basée en Haute-Loire qui emploie un peu près d'une soixantaine de salariés et qui est spécialisée dans la découpe de métaux et la fabrication de pièces. L'aéronautique, c'est 80% de son chiffre d'affaires et face à la crise du secteur, chez Airbus notamment, la situation est inquiétante pour cette entreprise qui cherche par tous les moyens à se diversifier comme le raconte Florent Saby, le directeur de Jet Cut à Yssingeaux.  

La pétrochimie, le gaz, le ferroviaire, le militaire, on est à la chasse de toutes les commandes qui peuvent rentrer pour se sauver !

Le PDG de Jet Cut à Yssingeaux Florent Saby explique que face à la crise de l'aéronautique, l'entreprise a dû arrêter certains contrats comme les intérimaires.

"Pendant le Covid, on est passé quasiment à zéro ! Les gens ont pas fait leur stocks, Airbus eux-mêmes n'assemblait plus d'avions pendant cette période. Nous on fait  7 millions d'euros de chiffre d'affaires, les mois du covid, on a facturé 100 ou 200, ce qui était hors aéro ! On a stoppé les CDD, on fait un remplacement sur deux, on a arrêté les intérimaires et on a pas encore pensé à faire un plan social parce que pour le moment on fait de la diversification et qu'on avait réduit la voilure. Il faut se diriger vers d'autres secteurs : la pétrochimie, le gaz, le ferroviaire, le militaire, on attaque tous les secteurs, on est à la chasse de toutes les commandes qui peuvent rentrer pour se sauver !"

Et même pour les entreprises plus diversifiées, c'est compliqué ! ACI travaille dans l'énergie, dans le médical, dans la défense et à 25% dans l'aéronautique. 120 salariés dans ce secteur, notamment dans la Loire. Une partie va devoir être réorientée comme l'explique Philippe Rivière, patron d'ACI.  

Il y a une vingtaine de personnes qu'on va redéployer ailleurs pour essayer d'aller sur d'autres marchés. 

Le patron d'ACI Philippe Rivière explique qu'une partie des salariés spécialisés dans l'aéronautique va suivre une formation pour intégrer le monde du nucléaire.

"Il y a une vingtaine de personnes qu'on va redéployer ailleurs pour essayer d'aller sur d'autres marchés. Sur la partie humaine, il faut faire de la formation parce que les exigences d'un marché comme le nucléaire ne sont pas les mêmes que sur un marché de l'aéronautique. Pour nous, c'est une crise durable : ça aurait été sur six mois, avec les outils mis en place par le gouvernement, on aurait fait face sauf que aujourd'hui on sait que durablement, ça va être du moins 30% d'activité donc là il faut se réorganiser industriellement". 

« Crise durable » en effet : ces entrepreneurs n'envisagent pas de reprises... avant 2023 ! Leurs inquiétudes notamment ? Comment maintenir les compétences dans le secteur aéronautique jusque-là.

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