Économie – Social

La direction de la Redoute fait un effort sur les mesures sociales

Par Eric Turpin et Cécile Bidault, France Bleu Nord mardi 18 mars 2014 à 9:07

Le siège de La Redoute à Roubaix dans le Nord
Le siège de La Redoute à Roubaix dans le Nord © Sebastien Jarry - MaxPPP

A l'issue d'une journée de négociation marathon lundi au siège de la Redoute à Roubaix dans le Nord, la direction a revu à la hausse le montant des indemnités de départ. La prime de base passe de 15 000 à 20 000 euros. Une avancée importante même s'il n'y a pas eu d'accord signé avec les syndicats.

C'est une véritable journée de négociation marathon qui s'est déroulée lundi entre la direction de la Redoute et les syndicats au siège de l'entreprise à Roubaix. Les discussions ont débuté à 9h pour s'achever à minuit.

Des négociations pour trouver un accord sur les mesures sociales qui vont accompagner la reprise de la Redoute par Nathalie Balla, l'actuelle PDG, et Eric Courteille. Le plan de cession prévoit 1178 suppressions d'emplois sur quatre ans.

5000 euros de plus pour la prime plancher

Les négociations achoppent sur le montant des indeminités de départ. La direction avait proposé jusqu'à présent 15.000 euros. Les syndicats réclament de leur côté 40.000 euros. Au cours de la journée, la direction de la Redoute a revu à la hausse ce montant.

15.000 le matin, 18.000 l'après-midi, pour finir à 20.000 euros : la direction affirme que c'est le maximum qu'elle puisse proposer. Elle revoit également à la hausse le plafond d'indemnisation, afin de mieux valoriser l'ancienneté des salariés qui quitteront l'entreprise.

Autre avancée importante : la direction s'engage, si tout l'argent débloqué par le groupe Kering n'est pas consommé dans ce plan social d'ici quatre ans, à le conserver, un peu comme un dépôt de garantie, pour financer d'autres éventuels départs.

Vers un accord ?

Les syndicats se réunissent mardi matin. Ils vont consulter leur base dans la matinée. Mais rien n'est acquis. Dans la nuit, la CGT affirmait haut et fort qu'elle ne signerait pas tant que la prime n'atteindrait pas 40 000 euros, la revendication de départ. On est à mi chemin, commente un délégué. Il y a encore des efforts à faire.

"Ce n'est pas encore suffisant" - Fabien Peeters, délégué CGT

Plus mesuré, l'avocat des syndicats affirme que ces propositions devraient permettre aux organisations syndicales de signer un accord sans avoir à en rougir, car les sommes mises sur la table sont importantes, à la mesure des capacités financières du groupe.

Me Mario Califano, l'avocat des syndicats de la Redoute

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