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Économie – Social

La direction de Luxfer dit non aux propositions des salariés et maintient la fermeture de l'usine de Gerzat

mardi 12 février 2019 à 19:17 Par Emmanuel Moreau et Claudie Hamon, France Bleu Pays d'Auvergne

Les salariés de Luxfer avaient fait des contre-propositions à la direction anglaise du groupe pour sauvegarder le site de Gerzat et ses 136 emplois. La réponse est tombée ce mardi, elle est négative ; le projet de fermeture de l'usine est toujours d'actualité.

A l'entrée de l'usine
A l'entrée de l'usine © Radio France - Claudie Hamon

Gerzat, France

Après le premier coup de massue de la fin novembre et l'annonce du projet de fermeture, les salariés de Luxfer viennent d'en recevoir un second. Ils s'étaient pourtant mobilisés pour tenter de sauver leur usine et leurs emplois. Plutôt que de se battre pour obtenir les meilleures conditions de départ, les salariés ont étudié toutes les possibilités pour rendre le site de Gerzat plus rentable. Ils se sont transformés en "cost-killer" pour dénicher toutes les économies possibles, moyennant quelques investissements. 

Ce plan a été présenté il y a deux semaines à la direction anglaise, qui réservait sa réponse pour le comité d'entreprise de ce mardi. Deux semaines d'attente pour un refus. La direction du groupe en reste à son projet initial et radical de fermer totalement le site gerzatois. Elle a expliqué qu'il était moins coûteux de fermer l'usine que de faire les investissements envisagés.

Pierre tombale - Radio France
Pierre tombale © Radio France - Claudie Hamon

Inutile de dire que cette annonce est mal passée. Elle a évidemment provoqué la colère des salariés qui ont fait brûler des pneus et des palettes à l'entrée de l'usine. Les dirigeants du groupe (le PDG, le directeur financier et le directeur du site) présents ce mardi se sont expliqués, à huis clos, devant les salariés dans le réfectoire. Leur sortie de l'usine ensuite a été tendue.

Reste à savoir maintenant quelle suite les employés de Luxfer vont donner à la lutte pour leurs emplois. Ils attendaient cette réunion pour savoir s'ils durcissaient le mouvement, le plus probable. Des débrayages sont envisagés pour les jours à venir et peut être une occupation de site.

Ils vont aussi avoir à se prononcer sur un plan B, à savoir chercher un repreneur. Ils l'avaient déjà envisagé dans leurs contre-propositions mais ils craignent là encore un refus de Luxfer. Le groupe envisage de déménager les machines de Gerzat, notamment vers son site anglais de Nottingham, vidant ainsi les outils de production. Difficile d'imaginer également que Luxfer accepte l'arrivée d'un concurrent.