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Canicule : 78 départements en vigilance orange, "le recours au soin commence à augmenter"
Société

La directrice d'une école marseillaise se dit prête à accueillir une famille de roms dans son établissement

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Corine Lefort, directrice de l'école des Accoules dans le 2e arrondissement de Marseille, lance un appel ce mercredi matin sur France Bleu Provence. Elle réclame une solution d'urgence pour héberger une famille rom expulsée d'un squat il y a un mois. Des dizaines d'habitants se sont déjà mobilisés.

La famille de roms a été expulsée d'un squat marseillais le 12 avril dernier (illustration)
La famille de roms a été expulsée d'un squat marseillais le 12 avril dernier (illustration) © Maxppp - Valérie Vrel

Marseille, France

France Bleu Provence : C'est tout le quartier du Panier qui se mobilise pour aider cette famille roumaine dont les trois enfants sont scolarisés dans votre école...

Corine Lefort : Oui, c'est le seul point positif de cette histoire et il est de taille : une mobilisation spontanée et extraordinaire des parents d'élèves, des enseignants et des commerçants du quartier en faveur de cette famille sans logement depuis le 12 avril dernier. On a d'abord fait une cagnotte toute bête avec une petite boîte en fer. Quand on a vu que l'élan de solidarité était large et dépassait même le quartier, on a organisé une cagnotte en ligne.

FBP : Quelle somme récoltée pour l'instant ?

CL : Un peu plus de mille euros : c'est assez d'argent pour payer quelques nuits d'hôtel ou de meublé. Ça nous permet de gagner un peu de temps. Mais j'espère que les services publics prendront rapidement le relais pour trouver un logement digne à cette famille de roms.

FBP : Et quand il n'y aura plus d'argent pour payer le meublé ou l'hôtel, vous dites que vous êtes prête à héberger cette famille dans votre école ?

CL : Oui, comme n'importe quel citoyen j'espère ! Comment laisser des enfants à la rue ? Ce serait une situation exceptionnelle car bien évidemment une école n'est pas faite pour ça. J'espère qu'une solution sera trouvée avant d'en arriver là. De toute façon, on ne laissera pas tomber cette famille.

FBP : Vous n'avez pas supporté le regard des trois enfants (CP-CE1, CE2)...

CL : Un regard terrorisé à l'idée de devoir passer la nuit dans la rue, c'était tout simplement insoutenable. Ils connaissent la rue la nuit et tous ses dangers, dont celui de se faire agresser ou de subir le mauvais temps.

FBP : Il faut préciser que cette famille est presque sans ressource.

CL : Oui, seul le papa a un contrat d'intérim qui ne lui assure qu'une vingtaine d'heures de travail par mois, c'est bien sûr insuffisant pour faire vivre une famille.

FBP : Cette famille est loin d'être un cas isolé à Marseille ?

CL : Oui, malheureusement "notre" famille n'est pas la seule dans cette situation. Les services compétents pour l'hébergement d'urgence des familles à la rue sont débordés. La situation à Marseille est dramatique.