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Économie – Social

La "Fête à Macron" : à quoi faut-il s'attendre ce samedi 5 mai à Paris?

vendredi 4 mai 2018 à 22:02 Par Viviane Le Guen, France Bleu Paris et France Bleu

Organisée par le député de La France Insoumise (LFI) François Ruffin et des ex-participants du mouvement Nuit Debout ce samedi 5 mai, à Paris, la "Fête à Macron" se prépare dans un climat tendu après les violences du 1er mai.

François Ruffin, député LFI de la Somme.
François Ruffin, député LFI de la Somme. © AFP - FRANCOIS NASCIMBENI

Lancée par le député de La France Insoumise (LFI) François Ruffin le 4 avril, "la Fête à Macron" a lieu ce samedi 5 mai à Paris. Présentée par les organisateurs comme une manifestation "pot-au-feu", "joyeuse" et "festive", l'événement inquiète le gouvernement et l'opposition depuis les affrontements du 1er mai.

Qui l’organise et pourquoi?

C'est à l'occasion d'un rassemblement de représentants du mouvement social hostiles à la politique du chef de l'Etat, le 4 avril, que François Ruffin a proposé l'organisation d'"une grande manifestation nationale commune le samedi 5 mai" et appelé à faire "la fête à Macron" pour le premier anniversaire de son élection à la présidence de la République.

Plusieurs partis de gauche (PCF, NPA, Génération-s), des syndicats, des associations, d'anciens membres du Mouvement Nuit Debout comme l’économiste et philosophe Frédéric Lordon, ainsi que des intellectuels et des artistes ont déjà fait savoir qu'ils participeraient à la manifestation, présentée comme un défilé carnavalesque avec des chars et des masques à l'effigie du président.

Objectif affiché : protester contre "la politique libérale et autoritaire d’Emmanuel Macron" comme l'expliquait une cinquantaine d'intellectuels et artistes dans Libération le 26 avril dernier. Commencée en musique place de l'Opéra avec un pique-nique-concert à partir de 12H00, la manifestation se terminera vers 20H00 avec un autre concert, place de la Bastille.

Le placement des cortèges - Aucun(e)
Le placement des cortèges

Inquiétudes concernant de nouvelles "violences"

Depuis le 1er mai, plusieurs élus de droite, du FN mais aussi des membres du gouvernement ont exprimé leurs inquiétudes et pointé le risque de débordements. Sur France Inter, jeudi, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux a expliqué qu'il redoutait de nouvelles "violences". "Dans le langage populaire, 'faire la fête à quelqu'un' ça peut avoir une double signification. Il y a un côté sympathique et festif et puis il y a un côté plus violent 'on va lui faire sa fête' a-t-il déclaré.

Sur France Inter toujours, François Ruffin lui a répondu ce vendredi assurant que tout était fait "pour que les gens puissent manifester en toute sécurité". "Que le président de la République, le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur, à la place de vaines polémiques, cherchent à mettre toute leur énergie à ce que la manifestation de demain se déroule dans les meilleures conditions possibles" a ajouté le député LFI de la Somme.

De son côté, le préfet de police de Paris a annoncé ce vendredi qu'un "dispositif conséquent et puissant" serait mis en place samedi pour encadrer l'événement : 2.000 policiers et gendarmes sont mobilisés.

Les organisateurs ont aussi prévu "deux services d'ordre". L'un, tout au long du trajet, entre la place de l'Opéra et la place de la Bastille, sera assuré par "une centaine de personnes", l'autre sera disposé autour du "carré des luttes", en début de cortège, avec environ 200 représentants des différents secteurs "en lutte" (cheminots, étudiants, personnel soignant...), mais "sans personnalités politiques".