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La filière aéronautique girondine attend le plan d'aide du gouvernement

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Gironde

L'aéronautique, secteur vital de l'économie girondine, est touchée au coeur par la crise du Covid-19. L'impact risque d'être dévastateur. Comme il l'a fait pour l'automobile, le gouvernement va proposer un plan de relance d'un montant de huit milliards d'euros.

La filière aéronautique est touchée de plein fouet par la crise liée au coronavirus
La filière aéronautique est touchée de plein fouet par la crise liée au coronavirus © Radio France - Chadi Romanos

La Gironde compte aujourd'hui 310 entreprises dans le secteur aéronautique et spatial et emploie 20.000 personnes. Un secteur qui compte des géants comme Thalès, Dassault, ArianeGroup, Safran mais aussi une multitude d'entreprises sous-traitantes. Ce sont elles qui risquent de subir le plus durement les effets de la crise. Surtout si leur carnet de commandes dépend exclusivement ou majoritairement de l'aéronautique civile. Le transport aérien va en effet mettre plusieurs années à se remettre du tsunami provoqué par le Covid-19.

Le plan gouvernemental de relance de la filière aéronautique, qui sera dévoilé cette semaine, comportera des contreparties en termes de localisation des emplois. Le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari précise que le plan sera équivalent a ce qui a été proposé pour la filière automobile, à savoir une enveloppe de de huit milliards d'euros, avec trois objectifs : faire repartir le trafic aérien, s'assurer que les effets immédiats et massifs de la crise ont été amortis et relancer l'activité avec le but "d'en ressortir plus forts que nous n'y sommes entrés".

Alexandre Le Camus, secrétaire général de l'UIMM Gironde-Landes (Union des Industries et Métiers de la Métallurgie) répond aux questions de France Bleu Gironde.

France Bleu Gironde: Vous craignez des dégâts majeurs dans le secteur aéronautique?

Alexandre Le Camus : Quelle entreprise peut résister à une chute de ses commandes de  50% ou plus pour une période dont on ne connaît pas l'échéance? Les prévisions sur le trafic aérien indiquent que l'on ne retrouvera pas le niveau de production qu'on a connu en 2019 avant, probablement, 2022 ou 2023. Evidemment, les entreprises sous-traitantes seront en difficulté ; il y aura un impact important, y compris sur l'emploi. Il faut s'y préparer.

L'enjeu, à moyen  terme, c'est de conserver les compétences  de cette filière qui finira par repartir; c'est d'être capable de traverser cette période de crise très longue, avec sans doute  deux  à trois ans d'activité très basse, de l'ordre de moins 50% par rapport au plan de charge tel qu'il était prévu.

Le salut des PME passe par la diversification

Dans ce contexte plutôt sombre, certaines entreprises espèrent toutefois passer le cap de cette crise sans trop de dommage. C'est le cas de TDM à Mérignac, spécialisée dans le développement d'électronique embarquée. Son président-fondateur, Marc de Tapol, répond à France Bleu Gironde.

Marc de Tapol: On ne travaille pas que pour l'aéronautique civile mais aussi  pour l'aéronautique de défense. On a gagné, juste avant la crise du Covid, des contrats importants pour la rénovation du Rafale, pour deux industriels dont Dassault bien sûr, qui nous ont amenés à peu près un an de chiffre d'affaires garanti en deux commandes, en  plus de ce que l'on fait d'habitude. Pour nous, c'est une époque euphorique dans l'activité de ma PME.

France Bleu Gironde: C'est assez paradoxal dans le contexte actuel?

_Marc de Tapo_l: Mais cela s'explique. TDM est une PME d'une vingtaine d'ingénieurs en en France, on a du mal à passer pour des gens sérieux quand on est petit. Donc, on s'est spécialisé dans des niches technologiques pour compenser notre petite taille. Et c'est pour cela qu'on a gagné ces commandes. On est sorti du domaine de la sous-traitance pour devenir des équipementiers. Et on a eu la chance d'avoir été retenu sur le Rafale-Inde pour un enregistreur de vol et cela nous a mis le pied à l'étrier  pour le développement d'équipements spécifiques pour les futures versions de l'avion de combat.

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