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Économie – Social

La filière du yachting de la Côte d'Azur est inquiète

vendredi 25 août 2017 à 6:00 Par Laurent Vareille, France Bleu Azur et France Bleu

Depuis le 1er juillet, une nouvelle réglementation française inquiète la filière yachting sur la Côte d'Azur. Les professionnels, surtout des PME et TPE, craignent de voir partir définitivement les gros bateaux et ainsi de perdre des emplois.

Yachts au port Vauban à Antibes
Yachts au port Vauban à Antibes © Radio France - Laurent Vareille

Antibes, France

"Ils sont déjà tous à Palma de Majorque", clame Fabrice Pouzet des Isles, patron d'Antibes Shipservices, en montrant le quai des milliardaires du Port Vauban qu'il accuse d'être vide. "Mais il n'y a pas que nous qui sommes impactés, précise ce professionnel azuréen. C'est toute la filière qui a besoin de ces gros yachts, surtout pendant la période d'hivernage". Car le problème est bien là: ne pas perdre de travail et par conséquent des emplois.

Payer plus de charges sociales à partir de trois mois de stationnement

Une nouvelle réglementation, en vigueur depuis le 1er juillet, oblige en effet les bateaux "armés commerce" à payer davantage de charges sociales sur leur équipage à partir de trois mois de stationnement.

"En soi ce n'est pas choquant, explique le député d'Antibes Eric Pauget, qui vient de poser une question écrite au gouvernement. Ce qui est problématique c'est qu'il n'y a pas d'harmonisation européenne. L'Espagne et l'Italie ne l'applique pas et les capitaines qui gèrent leur budget comme des chefs d'entreprises réfléchissent déjà à hiverner leurs unités là-bas plutôt que chez nous faisant ainsi des économies."

5.300 emplois dans les Alpes-Maritimes

Et les conséquences de possibles départs se feraient sentir sur toute une filière. Dans les Alpes-Maritimes, on parle de 5.300 emplois directs ou indirects qui font partie de cette filière maritime et qui pour certains vivent de l'hivernage des yachts.

Prés de 2 milliards 300 millions d'euros de chiffres d'affaire sont également dégagés par ces activités. Des PME et TPE travaillent à réparer, entretenir, ravitailler les bateaux. D'autres fournissent des uniformes, du matériel, des repas, organisent les ports, les services. Plus largement, les bars, restaurants, coiffeurs, épiceries du Viel Antibes et d'autres lieux du littoral azuréen vivent grâce aux équipages qui restent l'hiver.

Le député antibois Eric Pauget attend désormais la réponse de la ministre du travail et demande un moratoire en attendant une harmonisation européenne. Une réunion interministérielle devrait également se tenir dès le mois de septembre.