Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

La filière vin lance une grande offensive médiatique

dimanche 29 septembre 2013 à 10:46 - Mis à jour le dimanche 29 septembre 2013 à 11:00 Par François David, France Bleu Roussillon

Les vignerons redoutent un renforcement de la Loi Evin. Ils accusent les pouvoirs publics de nier la dimension économique et culturelle du vin en France, au profit d’une approche uniquement "hygiéniste".

"On s'apprête à lutter contre le vin" Capture écran, "cequivavraimentsaoulerlesfrançais.fr"
"On s'apprête à lutter contre le vin" Capture écran, "cequivavraimentsaoulerlesfrançais.fr" © Radio France

« Ce qui va vraiment saoûler les français » : c’est le slogan de cette grande campagne de communication lancée par la filière vin, qui se sent menacée et stigmatisée par un possible renforcement de la législation.

Campagne Vin - enro

Dans les mois qui viennent, les députés vont devoir plancher sur une série de mesures. Les viticulteurs redoutent une augmentation des taxes, un durcissement des messages de prévention sur les étiquettes, ou encore l’interdiction de parler du vin de manière positive dans les medias.

« Nous ne sommes pas des dealers »

Viticulteur à Tarerach, Jean Louis Saliés est aussi président du Comité National des Interprofessions viticoles. Il accuse le gouvernement de vouloir classer le vin comme une simple drogue, en niant sa dimension culturelle et économique. « Nous ne sommes pas des dealers. Je bois du vin tous les jours et je ne me sens pas drogué. Mon grand-père est mort à 101 ans en buvant du vin tous les jours ».

Jean-Louis Saliés en pleine vendanges, à Tarerach - - Radio France
Jean-Louis Saliés en pleine vendanges, à Tarerach - © Radio France - François DAVID

La profession se sent méprisée et stigmatisée par les nouvelles mesures qui sont à l’étude. « Quelques médecins, qui ne savent pas quoi faire, s’acharnent à vouloir détruire l’image du vin. La consommation a complètement changé. Les gens ne boivent plus du vin pour se saouler la gueule ».

Invité vin - SALIES

L’association « Vins et Société » qui représente les « 500.000 acteurs » de la filière en France est à l’origine de la campagne de communication. Sur les encarts publiés dans la presse, on peut voir François Hollande et Jean-Marc Ayrault déguster du vin au Salon de l’Agriculture. Avec ce slogan : « Merci de soutenir la deuxième activité économique de notre pays »

"Le vin, l'équivalent de 150 Rafale"

« Les exportations de vins représentent chaque année l’équivalent de 150 Rafale. On se tire une balle dans le pied » estime Audrey Bourolleau, déléguée générale de "Vins et société", qui dénonce la politique jusqu’au-boutiste du gouvernement français. « Pour vous donner un exemple, l’Espagne a lancé depuis plus d’un an une campagne avec des politiques et des personnalités qui s’appelle « Qui sait boire, sait vivre ». A quand en France la même fierté de faire du vin ? »

Internet Bourolleau

Guillaume Geniez est caviste à Perpignan (Les Caves Maillol ). Il reproche aux pouvoirs publics de privilégier une approche « hygiéniste » de la consomation du vin, en niant sa dimension culturelle et patrimoniale.

Internet Geniez

La campagne de communication de la filière vin semble porter ses fruits. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, en visite samedi dans le Lot, a démenti toute idée de taxation sur le vin  en 2014.Par ailleurs, la MILDT (la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie) a fait marche arrière après avoir annoncé un interdiction de la publicité du vin sur Internet.