Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

La Fonderie de Bretagne toujours occupée, les dirigeants sont sortis

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique, France Bleu

Les dirigeants de la Fonderie de Bretagne à Caudan sont sortis mardi soir des bureaux, "retenus" par des salariés qui refusent la vente du site par Renault.

Fonderie de Bretagne occupée
Fonderie de Bretagne occupée © Radio France - Léo Rozé

Les salariés de la Fonderie de Bretagne à Caudan près de Lorient "retenaient" sept membres de la direction depuis mardi midi pour protester contre la vente du site par Renault. Ils les ont finalement laissés sortir dans la soirée, vers 22h30.  

D'ailleurs il n'a jamais été question de séquestration, juste d'une tentative de dialogue qui a fait flop explique le délégué CGT Maël Le Goff : "Ils pouvaient sortir quand ils voulaient. On demandait une discussion franche, mais on n'a pas pu discuter avec eux de la journée. Il n'a jamais été question de séquestration. D’habitude, ils sortent à 21 heures, là ils sont sortis à 22 heures. Ils sont restés toute la journée à dire qu'ils étaient séquestrés, ce qui est absolument faux."

Le maire de Caudan ne partage pas la méthode mais "comprend"

Le maire de Caudan, Fabrice Vély, a un son de cloche un peu différent : "Les cadres ont été retenus, empêchés de sortir à plusieurs reprises jusqu'à une médiation dans la soirée d'après ce que le préfet m'a expliqué donc on ne peut pas dire qu'ils étaient libres de leur mouvement". Il ne partage pas la méthode mais comprend "l'exaspération" des salariés : "Nous-mêmes, depuis un an, nous regardons cette revue stratégique menée avec beaucoup d'informations qui circulent et on attend des plans d'action. La mise en vente est une décision de Renault et à force d'annonces successives sans espoir, ça créé de l'exaspération et on a vu hier que ça peut déborder". 

Le maire de Caudan veut préserver l'image du site et met en avant les efforts réalisés sur la productivité. "Le récent communiqué de la revue stratégique donne des perspectives d'investissement pour la diversification et la modernisation donc c'est là-dessus que nous devons nous battre, avec ou sans Renault". 

Une trentaine de salariés a poursuivi l'occupation du site dans la nuit et d'autres actions sont envisagées ce mercredi. "On est prêt à aller jusqu'au bout. Ça fait un an qu'on se fait balader", explique Maël le Goff, "révolté". Une délégation va être reçue ce mercredi matin à 11h30 à Lorient Agglo en présence notamment des maires de Lorient, Caudan et du président de la région Bretagne.

Mardi soir, la direction de Renault a condamné le blocage de l'usine et appelé à un "retour au calme immédiat". "Renault Group condamne fermement ces agissements, appelle à la levée du blocage et à un retour au calme immédiat", indique le groupe dans un bref communiqué, précisant que "la recherche d'un repreneur suit actuellement son cours afin de maintenir les activités du site et d'assurer la pérennité des emplois".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess