Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie - Social

La fraise de Plougastel veut son Indication Géographique Protégée

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique, France Bleu

Elle est connue dans toute la France mais son nom est régulièrement détourné : les producteurs de fraises de Plougastel s'associent pour obtenir une Indication Géographique Protégée, et éviter de voir ceux d'autres régions utiliser ce nom.

Le département et la mairie soutiennent la démarche des producteurs pour obtenir une Indication Géographique Protégée
Le département et la mairie soutiennent la démarche des producteurs pour obtenir une Indication Géographique Protégée © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Plougastel-Daoulas, France

C'est un processus long que les producteurs de fraises de Plougastel entament, mais ils sont bien décidés à obtenir leur Indication Géographique Protégée (IGP) . Ils ont créé leur association début 2017, regroupant 37 producteurs sur la quarantaine que compte le territoire local, et ils entament désormais les démarches pour obtenir le label.

Des fraises "de Plougastel" importées

50 hectares de cultures de fraises répartis sur sept communes bénéficiant de conditions météo homogènes sur l'ensemble de l'année : c'est ce que les producteurs et élus locaux veulent faire reconnaître en obtenant une Indication Géographique Protégée. _"On se rend compte qu'_on trouve dans le commerce des fraises de Plougastel faites dans des tas de régions voire en Espagne !", s'agace le maire Dominique Cap. "On s'est dit que ça suffisait de voir des fraises utilisées sous nos marques alors qu'elles ne le sont pas", ajoute Frédéric Rolland, co-président de l'association des producteurs.

Patrick Corre, qui fait pousser ses fruits sur 12.500 mètres carré de jardins suspendus, partage ce ras-le-bol. "On se rend compte que dans les supermarchés ou les marchés, on a des gens qui achètent des fraises ailleurs et les vendent comme étant de Plougastel, explique-t-il. _C'est de la concurrence déloyale !_".

"La fraise de Plougastel est connue partout en France. Quand on l'affiche, je pense que ça se vend un peu mieux !"

Protéger le savoir-faire local

Aujourd'hui, les producteurs locaux ne peuvent rien contre ce phénomène : "on a aucun pouvoir car ce n'est pas une appellation déposée, précise Dominique Cap. Le but de l'IGP c'est de créer de la valeur ajoutée, de défendre le produit et de faire connaître la vraie qualité de la fraise de Plougastel". Selon Patrick Corre, cela devrait même "tirer la qualité du produit vers le haut"

_"_On a des cahiers des charges et plein de choses à respecter. On voit des produits qui ne correspondent pas en face en terme de qualité, estime Frédéric Rolland. Du fait des températures ailleurs, certains ramassent des fraises beaucoup plus vertes et ternes, moins brillantes et moins fraîches. Avec une IGP, ça ne sera plus le cas".

Les producteurs vont devoir monter un dossier avec des études approfondies sur le climat local et la façon de produire pour obtenir l'IGP auprès de l'INAO (Institut national de l'origine et de la qualité). "On en a bien pour trois ans", conclut le maire de Plougastel. Les élus et producteurs espèrent l'obtenir pour pérenniser des exploitations familiales et maintenir l'emploi (600 salariés en pleine production) sur le territoire.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu